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Traitement
Quelles solutions préventives anti-termites ?
La Guadeloupe se met à l’heure de l’évolution de la réglementation anti-termites qui oblige les prescripteurs à se tourner vers des solutions alternatives et à adopter les dispositions préventives lors de la construction des bâtiments.
Pour des raisons obscures, l’obligation de traitement anti-termites préventif et curatif n’est plus applicable sur le département depuis 2001 alors que l’ensemble du département est infesté. Pour les professionnels, l’objectif est de faire appliquer la loi tout en l’adaptant aux spécificités du territoire. Au reste, les diagnostiqueurs certifiés doivent être titulaires d’une spécificité « Dom », depuis le 1er novembre.
Un arrêté en projet
Compte tenu de la menace que font courir les termites sur le bâtiment en Guadeloupe et dans le souci de les préserver car ils sont utiles à l’environnement, la réglementation métropolitaine doit être aménagée. Un arrêté devrait être pris prochainement. Ses contours associant la fédération des professionnels des 4 D, la DDE ainsi que les professionnels des métiers du bâtiment et de l’immobilier. Le cahier des charges a été élaboré, mais des modifications doivent être apportées au traitement préventif car les derniers textes rejettent tous les produits hydrosolubles que l’on retrouve notamment dans les épandages chimiques sous fondation jusqu’alors utilisés.
Les solutions actuelles
L’autre système est une barrière physicochimique posée entre le carré de sol et la dalle. Elle est constituée d’un film polyéthylène sur lequel est greffée une matière active destinée à neutraliser les termites. Ce film est autorisé par la nouvelle réglementation. L’avantage est qu’il n’est pas délavable, l’inconvénient est qu’il risque d’être perforé. Les spécialistes locaux sont actuellement sont en attente d’alternatives performantes, proposées par les fabricants, d’un rapport qualité/prix acceptable.
Formations spécifiques
Les professionnels étudient une possibilité de faire barrage aux termites avec du verre pilé placé sur le tuf sur lequel serait étendue une couche de sable avant la pose d’un film plastique biocide. Comme pour le diagnostic, le traitement ne pourra être effectué que par des applicateurs agréés. Ce souci de qualité, conforme aux exigences de la loi, va entraîner des formations spécifiques chez les professionnels.
A SAVOIR
Le projet d’arrêté prévoit les dispositions
suivantes :
• Réintroduction du traitement préventif
et curatif conformément à la loi
• Délais de validité de quatre mois au
lieu de six en métropole.
• Le champ d’application de la loi étendu
à la commune de Basse-Terre.