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Parasismique : renforcer le bâti
Le bâti existant pose des problèmes importants de sécurité en cas de séisme. Les opérations visant à le renforcer sont importantes et des aides sont possibles.
Les normes parasismiques s’imposent à certains travaux de réhabilitation (remplacement des planchers, addition par surélévation ou par juxtaposition, création d’un niveau intermédiaire). Cette obligation ne concerne pas l’existant qui peut cumuler des zones fragiles.
Diagnostic préalable
Le choix d’une méthode de réhabilitation est délicat
car, en général, les connaissances sur la nature
du sol, la structure, le dimensionnement et le comportement
de l’habitation font défaut.
La première étape consiste à faire effectuer par des
professionnels du bâtiment un diagnostic de vulnérabilité
pour identifier les faiblesses de d’édifice.
Ce diagnostic permet de préciser l’état de conservation
du bâtiment, avant d’envisager des stratégies
de renforcement.
On peut limiter l’action sismique sur la construction
en optant pour une isolation sismique. Mais
cette démarche engendre des procédés très lourds
comme la réduction des masses (remplacement,
le cas échéant, des planchers, charpentes, couvertures)
et l’accroissement de la rigidité de l’ouvrage.
Augmenter la résistance
Une autre option consiste à augmenter la résistance
mécanique de l’ouvrage. Ce type de renforcement
est le plus courant. Il nécessite deux approches
indissociables : la suppression ou la
redistribution des zones « faibles ».
Il s’agit de redimensionner, remplacer ou consolider
les éléments structuraux ; ancrer efficacement
(chaînage indispensable), créer un nouveau système
de contreventement, renforcer la liaison
avec les fondations, traiter le sol d’assise.
Pour des raisons de coût, le renforcement peut
être limité à une partie des éléments porteurs à
condition que la répartition soit homogène.
Des procédés appropriés
La technique utilisée peut être le renforcement
de la structure ou du sol d’assise. En pratique, les
professionnels du bâtiment recommandent souvent
de cumuler les deux.
Le choix des techniques de renforcement s’effectue
selon les critères habituels de coût, de rapidité
de mise en oeuvre, de durabilité … N’hésitez pas
à demander conseil à un professionnel du bâtiment
sur le choix d’une stratégie, ainsi que sur sa
mise en oeuvre et son coût. Quoiqu’il en soit, le
concours de l’homme de l’art est indispensable pour
pouvoir bénéficier, le cas échéant, des aides publiques.
(Source : Prévention des risques majeurs - Ministère de l’Ecologie
et du Développement durable. Plus d’infos sur prim.net)
A SAVOIR
La Lodeom prend en compte le renforcement préventif
des bâtiments : les travaux de confortement
parasismique sont éligibles à la défiscalisation au
taux de 25% par an sur cinq ans, à l’achèvement
des travaux. La liste des travaux sera définie par
décret. Cette mesure est inopérante pour les propriétaires
non imposables .Mais,dans le cadre de
l’amélioration de l’habitat, une subvention, de
même qu’un prêt garanti par l’Etat, peuvent être
attribués au titre du renforcement du gros oeuvre
des logements de plus de 10 ans (arrêté préfectoral
du 18 mars 2009).
n° 43 du 29/10/09