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Récupération des eaux pluviales
L’eau de pluie : un don du ciel
L’installation d’un récupérateur et le traitement des eaux pluviales : un acte citoyen doublement encouragé par l’Etat et la Région.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 30 000 litres peuvent être captés annuellement par une toiture de 100 m2 dans les zones les mieux arrosées. Alors, pourquoi diable se servir d’eau potable, une denrée rare et chère, quand un don du ciel nous permet gratuitement d’arroser le jardin, remplir la piscine, laver les véhicules ou nettoyer les sols ? Cette eau pure, dépourvue de calcaire, est aujourd’hui autorisée à alimenter les W.C en double réseau et, à certaines conditions, le lave-linge.
Mesures incitatives
Pourquoi enfin se passer d’un système de récupération et de traitement
des eaux pluviales quand il est plébiscité par l’Etat et les collectivités
locales ? Un double encouragement, sous forme de mesures incitatives,
pour maîtriser la ressource en eau tout en économisant sur les factures.
Il faut en effet garder à l’esprit que le coût de l’eau qui coule du
robinet inclut celui de la distribution mais aussi du traitement qui la
rend potable.
Quand il est réalisé par un professionnel, le système de récupération et
de traitement des eaux pluviales, bénéficie d’aides non négligeables :
un crédit d’impôt de 25% ( sur l’équipement) et une subvention de la
Région, sans conditions de revenus, de plus ou moins 50% selon le
volume de la citerne, hors sol ou enterrée. Les citernes souples, à poser
à même le sol, échappent à cette aide.
Prévoir l’installation
dans le projet de construction
Le particulier dispose de deux types d’équipement : les citernes hors-sol
ou les cuves enterrées. Leur volumes est adapté aux besoins en fonction
de l’utilisation prévue (3000, 4000, 5000, 6500 litres et au-delà).
Dans les secteurs isolés, qui ne sont pas raccordés au réseau public, un
système de récupération des eaux de pluie est une bénédiction. Il est
indispensable que la toiture soit équipée de gouttières pour effectuer les
raccordements nécessaires à la récupération et au traitement des eaux.
Le kit comprend une crapaudine, une dérivation sur descente, des filtres
et un dispositif d’évacuation. L’installation comprend également un surpresseur,
un interrupteur de niveau, un filtre anti-bactérien et une plaque
signalant que l’eau n’est pas potable est obligatoire.
S’il est toujours possible d’installer un récupérateur d’eaux pluviales sur
un terrain bâti,, idéalement, il est souhaitable que cette intention soit
prise en compte dans le projet de construction car la réalisation en sera
simplifiée et, parfois, plus économique.
n°38 du 28/05/09