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Publi-reportage : SICTOM
un avenir pour les déchets en Guadeloupe
Pierre Porlon, vice-président du syndicat intercommunal pour le traitement des ordures ménagères (SICTOM) évoque la politique et les projets de cette structure.
Le Syndicat Intercommunal pour le Traitement des Ordures Ménagères de la Guadeloupe a succédé au syndicat intercommunal pour le traitement des ordures ménagères de l’agglomération pointoise créé en 1973. Aujourd’hui, cette structure compte onze communes adhérentes et quatre autres sont en cours d’adhésion. Le but est, qu’à terme, toutes les communes de l’île y soient représentées.
Plateforme multifilières : valorisation maximale
Une plateforme multifilières, d’un coût de
180 millions d’euros et financée par le FEDER,
la Région, le Département et l’ADEME et ayant
pour vocation le traitement de plus de 140 000
tonnes de déchets ménagers par an, est l’un
des grands projets du SICTOM. Ce projet qui
tient en haleine la population, guadeloupéenne,
se nomme Gabar’Belle et devrait voir
le jour fin 2012.
Ce projet a fait l’objet d’une délégation de services
publics dont le bénéficiaire est la société
Valorga. Cette entreprise privée va construire
le site et l’exploiter en concession durant 25
ans. Le SICTOM va rémunérer le traitement
des déchets au concessionnaire et au terme
des 25 ans, le site lui reviendra.
L’usine sera composée de quatre unités qui
traiteront l’ensemble des déchets : tri, valorisation
des matières (recyclage du plastique,
verre et papier…), valorisation biologique par
méthanisation et compost, et enfin valorisation
énergétique par l’usine d’incinération.
Au bout de la chaîne du traitement, une part
des déchets ultimes - estimés à 5% du total - c’est-à-dire les déchets qui ne peuvent faire
l’objet ni d’un traitement ni d’un recyclage,
seront acheminés pour traitement spécifique
en métropole. Le but est d’éviter au maximum
l’enfouissement des déchets.
Collective sélective : 15 communes adhérentes
Autre aspect prépondérant : la collecte sélective
des emballages. Celle-ci est organisée sur
l’île depuis 2009 grâce à un groupement de
commandes composé à ce jour de Pointe-à-
Pitre, Abymes, Petit-Bourg, Goyave, Le Moule,
Anse-Bertrand, Port-Louis. Huit autres communes
ont adhéré au groupement et vont
bénéficier des bornes sélectives avant la fin
de l’année : Sainte-Anne, Saint-François, Baie-
Mahault, Terre-de-Haut, Terre-de-Bas, Désirade,
Petit-Canal, Gosier.
Le problème que connaît la Guadeloupe en
matière de déchets, depuis de nombreuses
années, est qu’elle a les moyens de collecter
ses déchets mais pas de les traiter. Grâce à
une nouvelle combinaison de collecte sélective,
la poubelle de la ménagère sera allégée
de moitié, dans un premier temps. Des campagnes
d’information permettront encore
d’améliorer le processus et d’éduquer petits
et grands à de nouvelles habitudes au quotidien
pour une meilleure attitude éco responsable.
Des quais de transfert pour faciliter l’acheminent
Chaque commune adhérente au SICTOM doit
aujourd’hui emmener ses déchets jusqu’à la
Gabarre. Afin de rapprocher les lieux de collecte
du lieu de traitement et de faciliter ainsi
l’acheminement des ordures ménagères, des
quais de transfert sont prévus en Grande-Terre,
notamment à Morne-à-l’Eau et Sainte-Anne.
Ces plateformes fixes et mobiles permettront
aux communes d’aller dépoter dans des aires
de stockage adaptées et des semi-remorques
prendront ensuite le relais pour les
transporter vers Gabar’Belle. Cette organisation
permettra également des économies au
plan carbone.
Collecte : les bonnes couleurs
Les bornes vertes concernent la collecte du
verre
Les bornes bleues récupèrent le carton, le plastique
et les cannettes.
Qui recycle ?
Conformément à la garantie de reprise, Eco-
Emballages a déterminé les repreneurs des
emballages à recycler. Il a été défini ce qui
suit : Véolia Environnement (pour le papiercarton),
Ecodec (pour le plastique) et Martinique
Recyclage (pour le verre). Il reste à trouver
un repreneur pour l’acier et l’aluminium
et le repreneur des journaux-magazines (suite
à une convention signée avec Eco-Folio).
n° 54 du 30/09/2010