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Prise en compte du risque sismique
En amont d’un projet de construction, il est essentiel de faire appel à des professionnels (architectes, bureau d’études, constructeurs, entreprises…)
Avec la mise en place de la nouvelle réglementation parasismique, les professionnels sont sensibilisés aux principes de construction parasismique. Ces principes sont mis en oeuvre en particulier dans les zones de moyenne à forte sismicité. L’Agence Qualité Construction prend sa part à l’édifice en publiant une plaquette d’information. Les procédés de construction parasismique donnent lieu à diverses formations aux Antilles, où le risque sismique est le plus fort de l’ensemble national, dans le cadre du Plan Séisme Antilles.
Les spécialistes associés
Les hommes de l’art doivent être associés au projet
dès sa conception, pour tous les bâtiments, même
ceux de petite taille. En particulier le bureau d’études
qui participe à l’établissement d’une notice parasismique
précisant les principes du contreventement.
Le géotechnicien étudie les caractéristiques
du sol. Il doit suivre les évolutions du projet jusqu’au
plan d’exécution du bâtiment intégrant d’éventuelles
modifications induites par les études du sol. Sa
mission doit, au moins, permettre de déterminer
le risque de liquéfaction.
Lorsqu’il est prévu par le maître d’ouvrage, le
bureau de contrôle doit être intégré au niveau de
l’avant projet sommaire.
Principes généraux
Prêter attention à l’implantation ainsi qu’à la
qualité du sol : construire sur un sol meuble, en
zone sismique, présente des risques accrus.
Chaîner toutes les fondations.
Disposer dans chaque direction(longitudinale
et transversale) deux murs de contreventement.Ils doivent être continus dans le plan vertical des fondations à la couverture et situés le plus loin possible du milieu du plancher.
Diminuer les masses situées en hauteur : les
conséquences sismiques sont liées aux masses et le
risque augmente lorsque ces masses sont en
hauteur.
Veiller à la symétrie relative des éléments de
contreventement.
Points spécifiques
La réglementation parasismique concerne les bâtiments
neufs et s’applique également pour des travaux
sur le bâti existant. Les fondations et structures
en constituent les piliers. Les effets sismiques
se caractérisent principalement par des déplacements
imposés dans toutes les directions horizontales (et
verticales aux Antilles).
Prêter attention au type de pieux : ceux-ci doivent
pouvoir être armés sur toute la hauteur.
Bâtiments à ossature métallique ou bois : au
niveau des fondations, solidariser les points d’appui
entre eux (réseaux de longrines bidirectionnelles
ou dallage).
_ Quand le plancher forme un diaphragme,il participe
à la stabilité de l’ensemble. Sa rigidité peut
être affectée s’il existe une trémie en son centre.
Attention aux rupteurs de ponts thermiquesau niveau des abouts de plancher et des liaisons
murs de refend et façades. L’avis technique doit viser
l’utilisation en zone sismique.
Dans le cas de procédés ou de produits relevant
du domaine non traditionnel, le maître
d’ouvrage et le maire d’oeuvre doivent s’assurer, en
cas d’avis technique, de sa possibilité d’emploi
dans la zone sismique et de sa conformité à la catégorie
de bâtiments concernés ; en cas d’agrément
technique européen, de la présence d’un document
d’application ou d’une norme NF-DTU prévoyant
l’emploi du produit ou procédé pour la
conception ou la mise en oeuvre parasismique.
Les matériaux choisis doivent être conformes
aux spécifications sismiques.
n°65 du 31/08/2011