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Nouvelles filières agréées pour l’assainissement
La nouvelle donne de l’ANC
L’assainissement non collectif (ANC) enregistre quelques modifications réglementaires : nouvelles filières et nouvelles dispositions de la loi Grenelle 2.
Des installations d’assainissement non collectif, défectueuses ou mal entretenues, peuvent être à l’origine de problèmes sanitaires et environnementaux avec des effets néfastes sur la ressource en eau. Depuis la loi sur l’eau de décembre 2006, les communes ont compétence en la matière, via le service public d’assainissement non collectif (SPANC). Le SPANC a notamment pour mission de contrôler les installations d’ici à décembre 2012 et d’exercer un contrôle périodique. Les propriétaires devront réaliser les travaux de conformité, s’ils s’avèrent nécessaires, dans les 4 ans à l’issue du contrôle.
Micros stations agréées
En Guadeloupe (60% des foyers concernés)
comme en métropole, des installations sont
anciennes et hors normes, en particulier les
systèmes d’épuration. Les puisards sont formellement
interdits depuis 2006. Selon les
techniques actuellement applicables de l’assainissement
autonome, les eaux usées collectées
doivent obligatoirement subir un prétraitement
puis un traitement d’évacuation dont
le choix du dispositif dépend des caractéristiques
et des contraintes du sol.
Dans le cadre du plan d’action national de
l’ANC (2009-2013), un arrêté du 7 octobre
2009 a confirmé les principes d’évacuation
retenus : l’infiltration dans les sols (cas général)
ou l’irrigation souterraine et le rejet en
milieu hydraulique superficiel si le premier
ne peut être réalisé. De nouvelles filières
comme les filières compactes et les micros stations
à boue activée, récemment agréées*,
font désormais partie des nouveaux dispositifs
de traitement.
*Liste des dispositifs de traitements agréés (J.O du 9 et 30 juillet 2010 ) sur le site dédié à l’ANC : http://www.assainissement-non-collectif.developpement- durable.gouv.fr/
Vente : diagnostic avancé au 1er janvier 2011
La loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 a apporté
quelques modifications notables :
- Le dispositif de contrôle est simplifié en distinguant
les installations neuves et existantes sans
condition d’âge de l’installation. Afin de limiter
le coût des travaux supportés par les usagers,
la réhabilitation des installations n’est à prévoir
que si celles-ci présentent des risques sanitaires
et environnementaux excessifs avérés.
- La délivrance du permis de construire ou
d’aménager tiendra compte de l’avis du SPANC
sur le projet d’assainissement non collectif, qui
constituera une des pièces à fournir dans le dossier
de demande du permis.
-En cas de vente immobilière, le propriétaire
devra présenter un rapport de contrôle de moins
de 3 ans et le nouveau propriétaire devra avoir
réalisé les travaux dans un délai d’un an à compter
de la date de vente. La date d’entrée en vigueur
de cette disposition, initialement prévue fin
2012, est avancée au 1er janvier 2011.
n° 55 du 28/10/2010