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Mur mitoyen
Tout n’est pas permis entre voisins
La notion de mitoyenneté est une forme particulière de copropriété qui s’applique principalement aux murs, mais aussi aux autres modes de clôture, entre deux voisins.
La mitoyenneté peut être établie sous diverses formes :
• par convention : les deux propriétaires voisins
se mettent d’accord pour créer une
clôture mitoyenne, à frais partagés ;
• par prescription acquisitive : le fait de se
comporter comme le copropriétaire d’un
mur privatif pendant 30 ans entraîne l’acquisition
de la mitoyenneté ;
• par acquisition : un voisin ne peut pas
imposer l’acquisition d’un mur édifié en
limite séparative mais il ne peut pas s’opposer
à la céder contre une indemnité.
Des droits identiques
Chacun des propriétaires a un droit sur la totalité d’un mur et pas seulement sur la moitié. Il a donc le droit d’utiliser le mur mitoyen sous réserve de respecter les droits de son voisin. Ainsi, le propriétaire d’un mur mitoyen ne peut pas réduire la hauteur ou l’épaisseur d’un mur, faire des travaux qui pourraient nuire à sa solidité ou encore ouvrir des fenêtres et faire des ouvertures dans le mur.
Accords préalables
Avant de commencer des travaux sur un
mur mitoyen, vous devez avertir votre voisin
pour obtenir son accord. Il est préférable
que cette autorisation soit établie par
écrit car les travaux effectués sans accord
peuvent donner lieu à des poursuites
devant le tribunal. Dans ce cas, le voisin
demandeur peut obtenir la démolition ou
la suspension des travaux.
Plusieurs types d’intervention sur le mur sont
subordonnés à autorisation ou non.
• Construire contre le mur : il faut obtenir
l’accord préalable de son voisin.
• Planter devant le mur : les arbres et arbustes
peuvent être plantés sans autorisation
préalable de part et d’autre d’un
mur mitoyen à condition qu’ils ne dépassent
pas la hauteur du mur.
• Rehausser un mur : un mur peut être surélevé
sans accord du voisin, en prenant
soin de ne pas nuire à ses droits ou de
le priver d’un avantage (vue ou ensoleillement
par exemple).
La partie surélevée
demeure la propriété privative de celui qui
en a été à l’initiative.
Chaque voisin est tenu de participer à la
réparation ou à la reconstruction d’un mur.
Les travaux sont décidés d’un commun
accord et les dépenses sont réparties
entre eux deux par moitié ou proportionnellement
aux droits de chacun.
A SAVOIR
En l’absence de titre ou de marque contraire, un mur séparant des bâtiments,des cours, des jardins ou des enclos est présumé mitoyen.