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Les normes de construction parasismique
Une bonne construction parasismique est celle qui sauve des vies en cas de catastrophe naturelle.
Le terrible bilan humain du récent séisme en Indonésie marque l’extrême exigence de bâtir dans les normes dans une région soumise à cet aléa, comme aux Antilles, zone de risque fort, sans équivalent sur le territoire national.
Prévention
L’application des normes est une composante
essentielle de la prévention. Tous les ouvrages
sont concernés. Ces normes réunies dans les règles
PS 92 et PS-MI 69/82 rendues obligatoires par
l’arrêté du 29 mai 1997. Ces règles vont être remplacées
par la norme européenne Eurocode 8,
en attente de décret.
La réglementation prend en compte cet aléa aux
Antilles, pour tous les ouvrages. Elle intègre également
d’autres aléas ou effets collatéraux d’un
séisme : inondations, raz-de-marée ou glissements
de terrains. Le Plan de Prévention des Risques
(PPR) a un rôle majeur. Elaboré dans chaque
commune après identification des risques,
il précise les zones constructibles, celles qui ne
le sont pas et celles qui sont soumises à des
contraintes particulières de construction en raison
de leur exposition à ces menaces.
Chaîne de précautions
Construire parasismique est un domaine complexe
qui prend en compte une somme de facteurs
à gérer simultanément et qui nécessite l’intervention
et la collaboration d’un architecte
et/ou d’un ingénieur.
La construction parasismique résulte d’une
chaîne de précautions fondée sur cinq grands
principes.
• Choix du site : vérifier en mairie ou à la
DDE le PPR appliqué dans la commune où
sera édifiée la construction. Certaines zones (en
bleu) nécessitent des techniques de construction
élaborées. Faire une étude de sols pour définir
le type de fondations à réaliser. Le dossier
du permis de construire doit désormais contenir
une étude de sols dans les secteurs à risques :
ceux-ci constituent aujourd’hui la majorité des
zones de la Guadeloupe.
• Conception architecturale : privilégier la
simplicité des formes et des structures.
• Respect des règles de calcul parasismiques du
système porteur, opéré par l’ingénieur.
• Exécution de qualité : La qualité des matériaux
et leur mise en oeuvre a une incidence sur le comportement
de la structure. Utiliser des matériaux
NF (bois et béton), privilégier de murs en béton
armé banché, des parpaings de 20 pour les murs
porteurs, des ferraillages de qualité. Il s’agit de
lier les différentes parties d’un bâtiment pour le
rendre solidaire et d’éviter une dislocation qui
provoquerait l’éboulement de l’habitation.
• Maintenance régulière : un bâtiment non
entretenu perd toutes ses propriétés parasismiques.
A SAVOIR
Dans le cadre du Plan séisme, la chambre de
métiers et de l’artisanat, en partenariat avec la
Diren, la Fédération du bâtiment et la DDE, organise
une formation sur la construction parasismique,
en direction des artisans du gros oeuvre.
Inscription : Institut régional de formation aux
métiers de l’artisanat (IRFMA).Tél.05 90 89 95 52.
n° 43 du 29/10/09