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Les limites du droit de propriété
La propriété a ses limites. Les contraintes d’urbanisme et les règles de voisinage doivent être prises en compte lors d’une construction ou d’une acquisition.
Les servitudes d’urbanisme, inscrites dans le
certificat d’urbanisme à se procurer en mairie,
précisent la surface des parcelles, la hauteur et
la forme des bâtiments, la densité d’implantation,
et les mesures techniques à respecter. Le
règlement de lotissement (s’il y a lieu ) peut ajouter
certaines contraintes.
Les servitudes de voisinage sont également réglementées.
Elles concernent la mitoyenneté, les
clôtures, les plantations, les vues et percements
ainsi que le droit de passage.
La mitoyenneté
Il s’agit d’un mur commun, séparant deux propriétés.
S’il sépare deux bâtiments de même
hauteur et de même largeur, il est entièrement
mitoyen. Si une construction est plus haute que
l’autre, la partie du mur, supérieure à la maison
la plus basse, appartient à celui qui a la maison
la plus haute.
Les clôtures
La hauteur des murs doit être d’au moins 3,20
mètres dans les villes de plus de 50 000 habitants
et de 2,60 mètres dans les villes de moins
de 50 000 habitants.
Les plantations
La distance minimale entre une plantation de
plus de 2 m de haut et une ligne séparative est
de 2 mètres. Pour une plantation de 2 m de haut
et moins, la distance est de 50 cm. Aucune
branche ne doit dépasser sur la propriété du voisin.
Dans le cas contraire, il peut exiger que vous
coupiez les branches ou que vous arrachiez les
plantations.
Vues et ouvertures
Sur un mur mitoyen, il est proscrit de réaliser
une fenêtre ou une ouverture sans le consentement
de son voisin. Si le mur est privatif, le propriétaire
peut percer des jours à une hauteur
de 2,60 m au rez-de-chaussée ou de 1,90 m à
l’étage, le but étant de ne pas pouvoir surveiller
son voisin.
De même, les vues droites (percées dans un
mur parallèle à la propriété voisine) doivent
être à 1,90 m de distance de la propriété voisine.
Celle-ci est portée à 60 cm en cas de vue
oblique ( mur non parallèle à celui du voisin).
Les plates-formes, terrasses et tous ouvrages de
nature à procurer, par leur aménagement, des
vues sur le fonds voisin constituent également
des servitudes de vues.
Droit de passage
Un terrain est enclavé quand il n’existe pas d’accès
sur la voie publique. Le propriétaire de ce
fonds bénéficie d’un droit de passage sur le terrain
de son voisin. Ce droit ne confère aucune
propriété sur ce terrain mais il en autorise l’accès.
Le droit de passage représente une contrainte,
c’est pourquoi la loi lui reconnaît un droit à
indemnité. En cas de désaccord, le droit de passage
peut être obtenu par décision de justice.
n° 57 du 30/12/2010