Par thème
- Achat et vente
- Aménagement Extérieur
- Aménagement Intérieur
- Construction - Assurance
- Défiscalisation - Avantages fiscaux
- Financement - Investissement
- Location
- Réglementation
- Rénovation - Traitements
Dans la même rubrique
- Jack Sainsily, directeur du CAUE
- Tsunami : reconnaître
- Les compétences des
- Copropriété : répartition des charges
- Réformes 2012 : les arbitrages attendus
- L’immobilier touché par le plan de rigueur
- Le constat de risque d’exposition au plomb
- Le DPE-G à la loupe
- Les espaces Info Energie en fête
- Les bons gestes en vedette

Les limites de propriété
Bien borner son terrain
Le bornage est une sécurité indispensable pour garantir l’avenir et entretenir de bonnes relations avec ses voisins.
Que ce soit en maison individuelle ou en copropriété, mieux vaut connaître les limites physiques de sa propriété. Ainsi, chacun a connaissance des droits et obligations qui y sont rattachés.
Borner en terrain isolé
Le bornage consiste à matérialiser par des bornes
la limite séparative de deux propriétés. S’il
n’est pas obligatoire, dans les faits il est indispensable
pour éviter tout litige avec le voisin,
si vous décidez, par exemple, d’édifier un mur
ou une clôture. Un autre intérêt du bornage
est de s’assurer que la superficie indiquée par
le vendeur correspond bien à la réalité.
Si vous faites bâtir sur un terrain en lotissement,
sa superficie est obligatoirement délimitée.
En revanche, rien de tel sur un terrain
isolé dont la contenance n’est pas toujours attestée.
La surface cadastrale n’a pas de valeur
juridique, les actes anciens sont souvent imprécis
et le titre de propriété offre rarement de
garanties de superficie et de limites. Le vendeur
d’un terrain dans un secteur diffus a toutefois
l’obligation d’informer l’acquéreur que
son terrain a fait l’objet ou n’a pas fait l’objet
d’un bornage. L’acquéreur peut exiger cette
information lors de l’avant-contrat de vente.
Bornage amiable ou judiciaire
Le géomètre expert est le seul professionnel
habilité à délimiter un terrain et à le borner.
Il procède à cette opération à la demande du
ou des propriétaires concernés. Les parties
sont convoquées pour définir les limites sur
la base des titres, des plans et des mesures nécessaires
que l’expert peut être amené à prendre.
Le procès-verbal de bornage, signé par les parties
et par l’expert, a force de loi. Pour le rendre
opposable aux acquéreurs successifs, il est
recommandé de le faire enregistrer au bureau
de conservation des hypothèques. A défaut,
il n’a de valeur qu’entre les signataires. Lorsque
les parties sont d’accord, le bornage se fait
à frais communs.
Dans le cas où un voisin refuserait le bornage,
ou en cas de conflit sur les limites, il reste la
possibilité d’une action en justice au tribunal
d’instance qui entraîne une procédure souvent
longue et coûteuse.
Mais les cas de figure sont plus complexes dans
notre département en raison, très souvent , de
la difficulté d’identification des propriétaires
voisins.
n°37 du 30/04/09