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Les contrôles de l’assainissement non collectif
Contrôle de la conformité des installations dans le neuf et l’ancien, diagnostic des installations lors des ventes depuis le 1er janvier 2011 : les règles de l’assainissement non collectif (ANC) se mettent en place de manière disparate.
« Les premiers diagnostics
du Spanc du SIAEAG doivent
débuter en mars »
En matière d’ANC, les communes sont statutairement compétentes. Depuis la loi du 3 janvier 1992 et les arrêtés de 1996, celles qui ne réalisent pas d’assainissement collectif ont obligation de créer un service public d’assainissement non collectif (SPANC). De plus, la loi sur l’eau de décembre 2006 prévoit que le contrôle des installations individuelles existantes doit être réalisé avant le 31 décembre 2012. Cette même loi, prolongée par les arrêtés du 7 octobre 2009, prévoyait qu’en cas de vente, un diagnostic de conformité devenait obligatoire à compter du 1er janvier 2013. Mais cette échéance est effective depuis le 1er janvier, avec deux ans d’avance.
Un SPANC pour 11 communes
Comment vont s’organiser ces contrôles en
Guadeloupe qui accuse un sérieux retard en la
matière ? Pour les onze communes, membres
du syndicat intercommunal d’alimentation en
eau et assainissement (SIAEAG)*, la question
est réglée : le SIAEAG exerce les compétences
du SPANC par l’arrêté préfectoral du 4 décembre
2007. La structure est en place depuis le 29
juin 2010. Karine Marie, ingénieur responsable
du SPANC, explique les missions du service.
« Dans le cadre de la construction, il s’agit de
rendre un avis sur la conception, l’implantation
et l’exécution des installations nouvelles. » Ceci
suppose une pièce supplémentaire annexée au
permis de construire relative au plan de masse
et au choix de la filière. Ensuite, les agents du
SIAEAG doivent être prévenus dix jours avant
la réalisation de l’assainissement pour procéder
aux visites de conformité.
Vente : 30 dossiers en instance
« Une autre mission du SPANC est de contrôler
l’état de toutes les installations existantes pour
réaliser un diagnostic » indique Mme Marie.
Le SIAEAG a confié cette prestation à un groupement
de deux entreprises dans le cadre d’un
marché public. Pour les propriétaires qui ont
mis leurs biens en vente, le temps presse, pour
une question de régularité des actes. Aussi,
priorité est donnée à ces dossiers qui représentent
une trentaine de demandes. Les premiers
contrôles doivent débuter en mars.
Enfin, le SPANC du SIAEAG est tenu de
contrôler l’entretien et le bon fonctionnement
des installations existantes tous les dix ans.
*Capesterre Belle Eau, Goyave, Petit-Bourg, Baie-Mahault,
Gosier, Sainte-Anne, Saint-François, Le Moule, Désirade, Terrede-
Haut et Terre-de-Bas.
** Tout savoir sur l’ANC sur le portail dédié interministériel :
http://www.assainissement-non-collectif.developpement-durable.
gouv.fr/
Et pour les autres communes ?
Pour les autres communes, la situation est plus
complexe. Celles qui disposent d’un réseau collectif,
comme Pointe-à-Pitre ou Les Abymes, peuvent
choisir d’effectuer ces contrôles via des
fonctionnaires compétents ou de déléguer ce service
à des entreprises privées.
Pour les autres communes, dont l’assainissement
autonome est la règle et qui n’ont pas créé
de Spanc, il existe aujourd’hui un vide juridique
qui peut être préjudiciable notamment lors
des transactions.
A SAVOIR
Concernant le SPANC du SIAEAG,la redevance
concernant l’avis de conception et de réalisation
d’un ANC est fixée à 225 euros et le
diagnostic à 67 euros.
35 000 installations sont référencées dans
le périmètre du SPANC qui estime le nombre
d’installations nouvelles à 1300 par an.Environ
60% des foyers guadeloupéens ne sont
pas reliés à l’assainissement collectif.
A noter
La loi prévoit qu’en cas de risque de pollution
avéré, le propriétaire dispose de 4 ans
pour réaliser les travaux, un an lors d’une
vente.
n° 59 du 02/03/2011