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Le prêt viager
Le viager hypothécaire : l’assurance retraite ?
Alternative au viager, le prêt viager hypothécaire permet aux propriétaires de profiter plus longuement de leur logement tout en conservant leur patrimoine.
Les personnes âgées, les retraités optant pour le viager, en échange d’une rente, perdent la propriété de leur logement. En autorisant le prêt viager hypothécaire, l’ordonnance du 23 mars 2006, relative aux sûretés, offre d’autres perspectives, en permettant à ces personnes de rester propriétaires de leur patrimoine tout en bénéficiant d’un capital ou d’une rente.
Affecté à l’habitation
Un propriétaire peut ainsi obtenir de la banque
un prêt en garantie d’une partie de la
valeur de son bien qu’il ne rembourse pas de
son vivant. Ce prêt s’adresse aux propriétaires,
personnes physiques, dont le logement est
exclusivement affecté à l’habitation, qu’il soit
résidence principale, secondaire ou investissement
locatif. Le bien ne doit pas changer de
destination. Autre condition : il ne doit pas être
hypothéqué.
Pour quel usage ?
La somme accordée s’apprécie après expertise
du bien et peut varier de 18 à 66 % de la valeur
estimée avec un minimum de 20 000 euros.
Le taux du prêt est plus important que celui
d’un crédit ordinaire. Le montant est versé à
la discrétion du propriétaire, sous forme de capital
ou de rente. Le prêt peut être utilisé selon
ses besoins et ses envies : faire des travaux ou
des aménagements dans son logement, améliorer
sa retraite, voyager, aider ses enfants ou
ses petits-enfants, engager une aide à domicile
ou prévoir son hébergement dans une
maison de retraite…
Et les héritiers ?
Le propriétaire n’a donc rien à rembourser de
son vivant car la maison constitue la garantie
du prêt, lequel est remboursable à son décès
ou lors de son départ en maison de retraite. A
son décès, les héritiers n’ont rien à débiter. Soit
ils remboursent la banque du montant restant
dû (capital et intérêts) et conservent le logement
; soit ils le vendent, remboursent le prêt
et héritent du solde. Et si la vente du bien est
inférieure à l’emprunt, la banque supporte la
perte. Ce qui explique l’expertise du bien, le
taux du prêt et les frais de dossier élevés de ce
montage financier.
n°33 du 31/12/2008