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Le parasismique en quête de label
Après une session de formation expérimentale à la construction parasismique, l’Union des maisons françaises encourage les entreprises à participer aux prochaines sessions.
Financée par la Diren, dans le cadre du Plan
Séisme, et relayée par la Région Guadeloupe,
compétente en matière de formation, une formation
au génie parasismique, tous corps
d’Etat, a lancé, fin décembre, un processus de
formations pour les acteurs du bâtiment.
Douze stagiaires, dont trois formateurs, ont
obtenu leur diplôme, en mars, au terme de cette
première session expérimentale portée par
l’Institut de formation du BTP, sous l’égide
de l’Union des maisons françaises (UMF) de
Guadeloupe.
Dix ans d’attente
« Nous réclamions cette formation depuis dix
ans », rappelle, satisfait, Pastrick Lasnier, président
de l’Union des maisons françaises. « Une
formation de haut niveau avait eu lieu pour
les architectes. Il reste à auditer chaque participant
pour vérifier la façon dont il a intégré
le contenu de la formation. »
L’idée est de généraliser cette démarche afin
de pouvoir former tous les acteurs du bâtiment,
des chefs de chantier, les maîtres d’oeuvre, les
artisans. « On peut imaginer que la formation
parasismique devienne obligatoire et qu’elle
soit validée pour pouvoir exercer », explique
M. Lasnier.
Les pouvoirs publics et les constructeurs sont
conscients que pour intégrer les règles constructives
en vigueur, la formation ne peut pas être
confidentielle. D’autant que, si les risques sismiques
existent en Métropole, nulle autre
région comme les Antilles est classée « risque
fort ».
Convaincre les entreprises
Plusieurs sessions de formation seront organisées,
sur le long terme, à compter de cet
automne. « Elles seront ouvertes à toute personne
motivée. Il faut se donner les moyens
et convaincre les entreprises de l’importance
de former leur personnel », relève M. Lasnier.
Inciter à parfaire ses connaissances, à intégrer
de nouveaux schémas constructifs, disposer
d’un référentiel commun de construction
parasismique est le but de ces formations.
La question de créer un label « parasismique »
est avancée. « C’est la démarche ultime, la finalité
à partir du moment où chacun aura suivi
une formation », souligne M. Lasnier.
Pour l’heure, il faut régler la question du financement
des formations, un dossier « assez
lourd ».
n°40 du 30/07/09