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Le diagnostic immobilier de la copropriété
Deux types de diagnostic des parties communes sont prévus par la loi : le diagnostique technique immobilier et les millièmes de copropriété.
Dans un immeuble ou groupes d’immeubles,
la copropriété est répartie par lots comprenant
chacun une partie privative et une quote-part de
parties communes. C’est cette quote-part (ou
millièmes) de copropriété, aussi appelé descriptif
de division, que le diagnostiqueur indépendant
doit déterminer par mesurage lors de la mise
en copropriété d’un immeuble ( loi du 10 juillet
1965).
« Millièmes » de copropriété
Cet état descriptif de division en lots de copropriété
(millièmes de copropriété ou tantièmes)
inventorie les parties privatives et les parties communes
et figure dans le règlement de copropriété
de l’immeuble. Ce dernier contient également
les conditions d’utilisation. Il fixe notamment
les charges auxquelles chaque lot doit contribuer,
en respectant les principes de répartition. Il précise
les droits et obligations des copropriétaires
et l’organisation générale de la copropriété.
Lors d’un achat de lot, l’acquéreur a tout intérêt
à consulter le montant des charges .
Diagnostic technique immobilier
L’autre diagnostic instauré par la loi SRU de
2000 concerne les immeubles de plus de 15 ans
mis en copropriété. Le diagnostiqueur procède
au constat de l’état apparent de solidité
du clos et du couvert ; de l’état des conduites
et canalisations collectives ; des équipements
communs et de sécurité.
Lors de la première vente des lots issus de la division
et lors de toute nouvelle mutation réalisée
dans un délai de trois ans à compter de la date
du diagnostic, ce document doit être remis à tout
acquéreur. Depuis le 1er juin 2001, tout candidat
à l’acquisition d’un lot de copropriété, tout
bénéficiaire d’une promesse unilatérale de vente
ou d’achat peut également consulter le carnet
d’entretien de l’immeuble qui contient les
anciens et futurs travaux. Cette information, détenue
par le syndic, doit être communiquée, aux
frais du propriétaire, à l’acquéreur potentiel qui
en fait la demande.
A noter
Un lot d’une copropriété de plus de 15 ans
n’est pas exclu des diagnostics obligatoires
lors d’une vente : amiante, loi Carrez, termites,
état de l’installation d’électricité, de gaz, risques
naturels, technologiques ou sismiques, performance
énergétique de la partie privative ( en
métropole) du lot.
A SAVOIR
Selon la loi du 10 juillet 1965, sont communes
les parties des bâtiments et des terrains affectées
à l’usage ou à l’utilité des copropriétaires :
-le sol, les cours, les parcs et jardins, les voies
d’accès ;
- le gros oeuvre des bâtiments, les éléments
d’équipement commun,y compris les parties de
canalisations afférentes qui traversent des
locaux privatifs ;
- les coffres, gaines et têtes de cheminées ;
- les locaux des services communs ;
n° 45 du 31/12/2009