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Le constat de risque d’exposition au plomb
Ce constat concerne les ventes et les locations de logements construits avant le 1er janvier 1949.
Le constat de risque d’exposition au plomb concerne la vente des biens à usage d’habitation mais aussi les locations et les parties communes d’un immeuble, qu’il soient en copropriété ou non.
Quelle mission ?
L’inhalation ou l’ingestion de plomb peut être
à l’origine de graves intoxications comme le
saturnisme. Destinée à préserver la santé des
occupants - acquéreurs et des locataires - la
recherche de plomb dans les revêtements est
obligatoire, depuis la loi de 2004 ( décrets et
arrêtés de 2006) pour les cessions de logements
construits avant le 1er janvier 1949, date à
laquelle l’utilisation de plomb dans les revêtements
a été interdite.
Depuis le 12 août 2008, ce constat doit être
également annexé aux contrats de location
des logements également construits avant le
1er janvier 1949. Le constat porte sur les parties
à usage d’habitation et ses annexes destinées
à un usage courant (buanderie, cave,
garage…)
La mission de l’expert en diagnostic plomb est
de mesurer la concentration en plomb de tous
les revêtements du bien concerné, comme les
peintures, afin d’identifier ceux qui contiennent
du plomb, à décrire leur état de conservation
et à repérer, éventuellement, les facteurs
de dégradations du bâti permettant d’identifier
les situations d’insalubrité du logement.
Un analyseur à fluorescence X permet d’analyser
systématiquement les revêtements et leur
concentration éventuelle en plomb.
Seuils de validité
Le constat de risque d’exposition au plomb doit
dater de moins d’un an pour les ventes, six ans
pour les locations. Il doit être fourni lors de
l’avant-contrat de vente ou, à défaut, lors de
la signature de l’acte notarié et lors de toute
mise en location du bien. Sans ce document,
le vendeur ne peut s’exonérer de la garantie des
vices cachés correspondante. Il demeure responsable
si l’acquéreur découvre la présence
de plomb dans les revêtements. De même, la
responsabilité du bailleur est engagée si ce
constat n’est pas annexé au contrat.
En l’absence de revêtement contenant du
plomb ou en présence de plomb à des concentrations
inférieures au seuil réglementaire, il
n’est pas utile de renouveler ce diagnostic après
chaque nouvelle mutation.
En présence de plomb à des concentrations
supérieures au seuil limite, le propriétaire doit
informer les occupants et les personnes amenées
à faire les travaux et à faire procéder aux
travaux appropriés afin de supprimer le risque
d’exposition au plomb.