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La TVA immobilière en vigueur
Cette réforme met fin à l’exonération de TVA sur les terrains à bâtir. Des mesures transitoires sont prévues pour les opérations datant d’avant le 11 mars.
La loi de finances rectificative pour 2010 (article
16) parue au J.O. du 10 mars a modifié le
régime de taxation des biens immobiliers. La
réforme remet à plat le système de la TVA
immobilière afin de le rendre compatible avec
le droit européen.
Cette réforme fait l’effet d’une petite révolution.
Les forums internet s’affolent, vendeurs
et acquéreurs en pleine négociation ne sachant
à quelle taxe ou droits se vouer.
Ce qu’il faut retenir
Sans rentrer dans les détails et les explications
expertes que peuvent fournir juristes, fiscalistes
et notaires, voici quelques éléments, parmi
les situations les plus communes, concernant
les particuliers.
• Terrain à bâtir : Il est défini comme constructible
par l’autorité communale mais indépendant
de l’engagement de construire de l’acquéreur.
Auparavant, une opération entre un
lotisseur et un particulier n’était pas soumise
à la TVA. Désormais, un lotisseur ou aménageur
est assujetti à la TVA (8,5% dans les
DOM, 19,6% en métropole) sur sa marge
lorsqu’il acquiert des terrains auprès de professionnels
assujettis à la TVA. Il paie la TVA
sur le prix de vente lorsque la transaction a lieu
avec un particulier ou une collectivité locale,
non assujettis à la TVA. Dans le premier cas,
l’acquéreur paiera des droits d’enregistrement
à 5,09%, dans le second un taux réduit de
0,715%.
La réforme ne change rien pour les cessions de
terrains entre particuliers, toujours frappées des
seuls droits d’enregistrement à 5,09% du prix
de vente.
• Immeubles en VEFA : l’exigibilité de la taxe
intervenait au moment de la signature entre
le particulier et le professionnel. Désormais,
son exigibilité est reportée au jour de l’encaissement
du prix. Lorsque le particulier n’est pas
en mesure d’opérer la déduction de la TVA,
faute d’être en possession des factures de travaux
de construction taxés par la TVA ou
d’avoir supporté de la TVA sur l’assiette foncière
de la construction, il n’est plus redevable
de cet impôt. A l’inverse, la soumission à la TVA
de la première cession par un particulier, dans
les 5 ans de son achèvement, d’un immeuble
qu’il a acquis en VEFA est maintenue (mais il
est permis de déduire la TVA ayant alourdi l’acquisition).
Mesures transitoires
Afin de ne pas remettre en cause l’équilibre économique
résultant des avants contrats de vente,
l’administration admet que les règles antérieures
à l’application de la loi puissent être appliquées.
C’est le cas, par exemple, des promesses
de vente d’un terrain à bâtir signées avant
le 11 mars 2010 ou encore des prêts à remboursement
différé dans le cadre du Pass-Foncier
(décision d’octroi signée par l’accédant avant
le 10 mars 2010).
En avoir plus sur les nouvelles règles applicables
: bulletin officiel des impôts n° 33 du 15
mars 2010.
n° 49 du 22/04/2010