Par thème
- Achat et vente
- Aménagement Extérieur
- Aménagement Intérieur
- Construction - Assurance
- Défiscalisation - Avantages fiscaux
- Financement - Investissement
- Location
- Réglementation
- Rénovation - Traitements
Dans la même rubrique
- Jack Sainsily, directeur du CAUE
- Tsunami : reconnaître
- Les compétences des
- Copropriété : répartition des charges
- Réformes 2012 : les arbitrages attendus
- L’immobilier touché par le plan de rigueur
- Le constat de risque d’exposition au plomb
- Le DPE-G à la loupe
- Les espaces Info Energie en fête
- Les bons gestes en vedette

La mitoyenneté : des droits encadrés
Accords et désaccords entre voisins
Mur ou clôture : chacun a des droits mais des droits encadrés.
La notion de mitoyenneté est une forme particulière
de copropriété qui s’applique principalement
aux murs, mais aussi aux autres
modes de clôture, entre deux voisins.
La mitoyenneté peut être établie sous diverses
formes :
- par convention : les deux propriétaires voisins
se mettent d’accord pour créer une clôture
mitoyenne, à frais partagés ;
- par prescription acquisitive : le fait de se
comporter comme le copropriétaire d’un
mur privatif pendant 30 ans entraîne l’acquisition
de la mitoyenneté ;
- par acquisition : un voisin ne peut pas imposer
l’acquisition d’un mur édifié en limite
séparative mais il ne peut pas s’opposer à la
céder contre une indemnité.
Des droits identiques
Chacun des propriétaires a un droit sur la totalité
d’un mur et pas seulement sur la moitié.
Il a donc le droit d’utiliser le mur mitoyen sous
réserve de respecter les droits de son voisin.
Ainsi, le propriétaire d’un mur mitoyen ne
peut pas réduire la hauteur ou l’épaisseur
d’un mur, faire des travaux qui pourraient
nuire à sa solidité ou encore ouvrir des fenêtres
et faire des ouvertures dans le mur.
Accords préalables
Avant de commencer des travaux sur un mur
mitoyen, vous devez avertir votre voisin pour
obtenir son accord. Il est préférable que cette
autorisation soit établie par écrit car les travaux
effectués sans accord peuvent donner lieu
à des poursuites devant le tribunal.
Plusieurs types d’intervention sur le mur sont
subordonnés à autorisation ou non.
- Construire contre le mur : il faut obtenir
l’accord préalable de son voisin.
- Planter devant le mur : les arbres et arbustes
peuvent être plantés sans autorisation
préalable de part et d’autre d’un mur mitoyen
à condition qu’ils ne dépassent pas la hauteur
du mur.
- Rehausser un mur : un mur peut être surélevé
sans accord du voisin, en prenant
soin de ne pas nuire à ses droits ou de le priver
d’un avantage (vue ou ensoleillement par
exemple).
Chaque voisin est tenu de participer à la réparation
ou à la reconstruction d’un mur
mitoyen. Les dépenses sont réparties entre eux
deux par moitié ou proportionnellement aux
droits de chacun.
A SAVOIR
En l’absence de titre (un acte de vente, un
jugement) ou de marque contraire, un mur
séparant des bâtiments, des cours, des jardins
ou des enclos est présumé mitoyen.
n°37 du 30/04/09