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L’agence immobilière : assurance tous risques
Les services et les conseils des professionnels de l’immobilier « encartés » sont garantis.
Longtemps, la profession immobilière, à travers
ses différents métiers, a souffert d’une absence
de réglementation. Mieux encadrée, elle a gagné
en reconnaissance même si elle est régulièrement
malmenée. Au reste, les Etats généraux des
professions immobilières ouverts par la Fnaim
et l’UNIS début février s’inscrivent dans un
processus de longue concertation destinée à
proposer aux pouvoirs publics « un cadre équilibré
tendant à réformer leur profession régie par
une loi de 1970 » suite à l’avant-projet de réforme
« sur l’exercice des activités d’entremise et de gestion
immobilières » peut-on lire sur le site de
la Fnaim (fnaim.fr).
Des interfaces avertis
Les lois protégeant l’acquéreur ont fait évoluer
les métiers vers davantage de professionnalisme
et de qualification. Les agences ont développé,
au sein de leurs activités, la notion de service et
la mission de conseils dans leur domaine de compétences
techniques et juridiques. Elles ont
entrepris des parcours de qualité. Elles ont
investi pour offrir un meilleur confort à la clientèle,
dans le matériel informatique pour répondre
aux besoins et participent à des formations
plusieurs fois par an.
Leurs interventions débordent plus souvent
qu’on l’imagine des services qu’elles fournissent
aux usagers, en étant l’interface entre le bailleur
et le locataire, ou entre l’acquéreur et le vendeur.
Enfin l’accès à la carte professionnelle délivrée
par la préfecture, sésame de toute agence engageant
la crédibilité de sa société, est subordonné
à l’obtention d’un diplôme d’études
supérieures. Demander sa carte à un agent n’est
pas un acte spontané. Cependant, ce réflexe de
prudence peut réduire les risques auxquels s’exposent
les usagers face à des interlocuteurs qui
ne peuvent offrir aucune garantie en cas de
litige.
Tarifs adaptés aux services
En dépit de ces contraintes et de leurs efforts,
les agences immobilières voient la moitié du marché
immobilier leur échapper. Les professionnels
se défendent d’appliquer des tarifs élevés,
précisant que les honoraires pratiqués lors des
transactions, voire des locations, sont adaptés
aux services rendus et à la complexité de leur
tâche.
Pré sélection des biens à louer, visites, publicités
des biens à louer ou à vendre, enquête préalable
lors des transactions de terrains, gestion
en amont d’une vente : le raccourci est faible
pour résumer l’étendue de leurs missions.
Les frais d’agence, calculés en pourcentage d’une
gestion locative ou d’une vente, sont libres et la
plupart compris dans le prix total. « L’important
est qu’une transaction négociée avec un professionnel
corresponde au prix du marché » soutient
un agent immobilier.
Contrat de confiance
Lorsqu’on vend, achète ou loue, rien ne remplace
le contact avec les professionnels. Les
négociateurs immobiliers ayant pignon sur rue
sont évidemment des interlocuteurs de premier
plan. Ils doivent respecter une déontologie professionnelle
et sont tenus à une mission de
conseil. Forts de leur expertise, ils guident la clientèle
dans ses prospections, à travers les arcanes
réglementaires et administratives du droit immobilier
et ce, qu’ils soient vendeurs, acheteurs, bailleurs
ou locataires. Ils connaissent bien le marché,
les procédures, et ils arbitrent les relations
entre interlocuteurs, au mieux de leurs intérêts
respectifs.
En bref
L’agent immobilier et le locataire
Pour percevoir des honoraires, l’agent immobilier
doit détenir un mandat écrit du propriétaire
ou du candidat locataire. L’affaire doit être
conclue par ses soins.
La rémunération de l’agent immobilier (honoraires
de négociation et de rédaction du bail, s’il
y a lieu) est obligatoirement partagée par moitié
par le propriétaire et le locataire. (Sources :
anil).
Agences siglées
Réseaux ou franchises s’accrochent en lettres de
couleur aux frontons des agences immobilières
afin d’accroître leur visibilité soit sur le plan
national, européen, ou international.
Sous franchise ou sous réseau, les appellations
(ou sigles) recouvrent différentes organisations
immobilières et une approche différente du marketing.
D’autres réseaux d’agences fonctionnent
en coopérative, les agences qui y sont affiliés mettant
tous leurs biens en commun. Enfin, toutes
revendiquent la même démarche : améliorer le
service clientèle. Le but étant, comme pour toute
entreprise, de conquérir des parts de marché.
n° 59 du 02/03/2011