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L’ADIL des experts conseillent
Les conseillers juristes de l’agence départementale pour l’information sur le logement (ADIL) de la Guadeloupe répondent à des problématiques auxquels ils sont confrontés lors de consultations avec les particuliers.
Je suis propriétaire dans un immeuble
en copropriété et j’envisage de
réaliser des travaux : dois-je prendre
des précautions particulières ?
Chaque lot de copropriété est constitué d’une
partie privative à l’usage exclusif d’un copropriétaire
et d’une quote-part de parties communes
appartenant à tous les copropriétaires.
En fonction de la partie du lot affectée par
les travaux (privative ou commune) le copropriétaire
devra respecter certaines règles. Ainsi,
le copropriétaire peut librement modifier et
aménager ses parties privatives (refaire la peinture,
supprimer une cloison privative).
Toutefois, cette liberté n’est que relative car
il devra effectuer les travaux tout en respectant
le règlement de copropriété. Ce dernier
peut par exemple prévoir une couleur uniforme
pour des volets extérieurs pourtant à
usage privatif.
Concernant des travaux affectant une partie
commune même à usage privatif, certains
travaux (ex : pose d’un abri de jardin) devront
nécessiter une autorisation en assemblée générale,
les menus aménagements pouvant se
faire sans autorisation.
Je loue une maison en location vide
et j’ai repéré la présence de rats et
de termites. Mon propriétaire refuse
de faire les traitements, quels sont
mes droits ?
En vertu de l’article 6 b et c de la loi du 6 juillet
1989, le bailleur a l’obligation de prendre
à sa charge les traitements nécessaires à
l’éradication des insectes (termites, scolopendres,
guêpes, fourmis…) et des rongeurs
nuisibles (rats, souris…). Il doit également
payer les traitements de désinfection
servant à faire fuir les chauves souris, espèce
protégée par les conventions de Bonn du 23
juin 1979 et de Berne du 19 septembre
1979, et dont l’éradication est interdite.
Les produits relatifs à la désinsectisation
(traitement des insectes tels que termites,
guêpes …) et à la désinfection (traitement des
chauves souris) faisant partie des charges récupérables
* (décret du 26 août 1987), le propriétaire
pourra réclamer au locataire le remboursement
des dépenses effectuées pour
l’achat de ces produits. En revanche, s’agissant
des rats, la dératisation n’est pas mentionnée
dans la liste des charges récupérables. Le
bailleur devra donc payer l’intégralité des
dépenses engagées (traitement, main d’oeuvre
et produits) sans pouvoir réclamer aucune
somme au locataire.
*Les charges récupérables sont les sommes d’argent accessoires
au loyer payées par le propriétaire bailleur qu’il a la
possibilité de se faire rembourser par le locataire en raison
du service qui est rendu à ce locataire.
A SAVOIR
Dans le cadre de sa mission de service public,
l’ADIL de la Guadeloupe, délivre au public, gratuitement
et en toute neutralité, au siège ou par
téléphone, des informations juridiques, financières
et fiscales liées au logement.
Tél. 0590 89 43 63 (www.adil971.org)
Des permanences sont organisées mensuellement
au CRIJ et au CCAS de Baie-Mahault.
n° 41 du 27/08/09
