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Faire face aux impayés de loyers
Quels recours et comment un bailleur peut-il se mettre à l’abri de ces risques ?
Quand on loue un bien, le risque que le locataire
ne paie pas son loyer est réel. La première
des précautions est de vérifier que les ressources
du locataire sont suffisantes pour supporter
le loyer et les charges en lui demandant de présenter
ses trois dernières fiches de paie et sa dernière
déclaration fiscale. Le bailleur a également
la possibilité de demander la caution d’un tiers.
Privilégier la conciliation
En cas d’impayés de loyers, la procédure amiable
est à privilégier. Le bailleur a intérêt à rechercher
des solutions directement avec son locataire
afin d’éviter une procédure longue et
coûteuse. Les raisons des impayés sont diverses :
il peut s’agir d’un oubli, d’un impayé exceptionnel
lié à des difficultés momentanées. Dans
ce cas, le bailleur peut proposer un plan d’apurement
sous la forme d’un accord amiable, écrit,
qui prévoit un étalement du remboursement de
la dette sur quelque mois. Le respect de ce plan
permet au locataire de ne pas perdre l’avantage
de son allocation logement.
Saisir la caution
Dans d’autres cas, le locataire peut être dans l’impossibilité
d’honorer son contrat. S’il ne peut
pas payer son loyer, la personne ou l’organisme
(Fonds solidarité logement ou 1% logement)
qui s’est porté caution au moment de la signature
du bail doit être informé au premier incident
de paiement. Et si la situation s’aggrave, le
bailleur peut saisir la caution qui se substituera
au locataire. Le bailleur a également la possibilité
d’intervenir auprès des organismes sociaux
lorsque le locataire perçoit, par exemple, une allocation
logement. Il peut intervenir auprès de la
CAF pour qu’elle lui soit versée directement. Le
propriétaire devra alors justifier d’un plan d’apurement.
Pour le cas où l’AL est versée directement au bailleur
et que le locataire ne règle pas la part correspondante,
le bailleur doit également informer la
CAF de la situation. Lorsque les ressources du
locataire sont insuffisantes pour faire face à ses
impayés, le fonds de solidarité logement, saisi par
un travailleur social, peut accorder une aide au
bailleur qui pourra la déduire de la dette de son
locataire. En dernier recours, si la médiation
n’aboutit pas, vous devrez envisager une procédure
judiciaire.
Couvrir le risque
Deux solutions sont offertes au bailleur pour
couvrir les risques d’impayés et de dégradations
du bien. Il peut souscrire une garantie contre les
loyers impayés (GLI) dont les coûts et modalités
varient d’une compagnie d’assurance à l’autre.
Les gestionnaires proposent également cette
couverture. La prime d’assurance est déductible
des revenus fonciers.
La garantie des risques locatifs (Pass-GRL®)
proposée par les sociétés d’assurance conventionnées
avec les organismes 1% Logement, joue
un rôle équivalent. Le bailleur bénéficie soit d’une
déduction du montant de la prime sur ses revenus
fonciers, soit d’un crédit d’impôt de 50% du
montant de la prime. Un décret du 26 décembre
2009 transforme le Pass-GRL® en garantie
universelle des risques locatifs (GURL) et réforme
son cahier des charges.
n° 46 du 28/01/2010