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Diagnostic : les nouveautés en 2011
L’obligation, en métropole, d’afficher la note énergétique des logements mis en vente ou en location dans les annonces immobilières et le diagnostic assainissement des installations non reliées au réseau collectif font partie des nouvelles dispositions à compter du 1er janvier 2011.
Le diagnostic de performance énergétique est
exigé lors de la vente d’un bien, à titre informatif,
depuis 2007. La loi Grenelle 2 du 12 juillet
2010 renforce, en amont, l’information des
acquéreurs et locataires.
Affichage de la performance énergétique
Depuis le 1er janvier 2011, en métropole, qu’elles
proviennent des particuliers, des agences
immobilières ou des plates-formes Internet, les
annonces de mise en vente ou de location des
logements doivent signaler l’étiquetage de la performance
énergétique dans leurs vitrines (5%
de la surface de l’annonce). Dans la presse
écrite, seule la mention de la classe énergétique
est exigée.
La performance d’un logement est fournie par
le diagnostic de performance énergétique réalisé
par un professionnel. Comme pour l’électroménager,
cette performance est symbolisée
par une étiquette énergie définissant la classe
énergétique (de A, économe, à G, énergivore)
ainsi que la consommation (en kw/h) annuelle
par m2. Ce bilan se complète d’une étiquette
climat précisant les émissions de gaz à effet de
serre établie selon le même principe. Une trentaine
de critères sont retenus pour réaliser ce
constat. Ceux-ci devraient faire l’objet d’améliorations
d’ici la fin du trimestre 2011.
Le DPE, valable dix ans, reste un élément
informatif de la consommation énergétique du
logement. S’il n’oblige pas les propriétaires à
réaliser des travaux, il est clair qu’il demeure
un élément de négociation.
Assainissement : diagnostic avancé
Initialement prévue au 1er janvier 2013, l’entrée
en vigueur du diagnostic assainissement
non collectif (ANC) a été avancée par la loi
Grenelle 2 au 1er janvier 2011. Ce huitième
constat est obligatoire lors d’une vente immobilière
(voir aussi en page : L’Adil répond à vos
questions).
La loi a, par ailleurs, assoupli certaines dispositions
: le dispositif de contrôle est simplifié
en distinguant les installations antérieures à
1998 ou postérieures à cette date. La réhabilitation
des installations n’est à prévoir que si
celles-ci présentent des risques sanitaires et
environnementaux excessifs avérés. La durée
maximale entre deux contrôles périodiques
est portée de 8 ans à 10 ans.
La loi sur l’eau a transféré aux communes les
compétences de l’ANC. En Guadeloupe, le
SIEAEG exerce le Service Public d’Assainissement
Non Collectif (Spanc) pour le compte
des communes adhérentes. L’organisation de
tels contrôles n’est, pour l’heure, pas avérée.
« Certains experts sont déjà formés à ce diagnostic
mais il risque d’y avoir un certain flottement »
reconnaît Yann Corvo, délégué régional des
experts immobiliers qui précise :
« aucune vente ne pourra être réalisée si elle ne
satisfait pas à cette disposition. » En l’absence
de ce diagnostic, le propriétaire ne peut pas
s’exonérer des vices cachés.
n° 58 du 27/01/2011