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Diagnostic : le mesurage Carrez
Cette obligation incombe au vendeur d’un lot en copropriété. Dans son intérêt, le mesurage doit être précis.
La vente d’un lot de copropriété ou une partie
de ce lot oblige le vendeur à faire figurer
la superficie privative du bien - et non pas la
superficie habitable - dans tous les documents
relatifs à la vente : compromis ou promesse
de vente et acte notarié, en application de la
loi Carrez.
Depuis 1997, cette loi, destinée à protéger les
acquéreurs, s’applique aux ventes de biens de
copropriété verticale ou horizontale mais aussi
aux contrats de location vente, de locationaccession
et de « congé pour vendre ».
Sa validité est de 30 ans en l’absence de travaux
et de modification de la consistance du
lot.
Quel mesurage ?
Par superficie privative, il faut comprendre celle
qui est définie par la surface des planchers des
locaux clos et couverts, après déduction des
emprises occupées par les murs, les cloisons,
les marches et les cages d’escaliers, les gaines
et les embrasures de portes et de fenêtres.
Les planchers des parties de locaux d’une hauteur
inférieure à 1,80 mètres ne sont pas pris
en compte dans le calcul des surfaces de même
que les lots ou fractions de lots d’une superficie
inférieure à 8 m2. Ne sont pas davantage
comptabilisés les caves, garages et emplacements
de stationnement, boxes ou places de
parking vendus en lots séparés.
Gare aux litiges
Il est de l’intérêt du vendeur de mentionner
ces précisions. En effet, deux cas de litige peuvent
se présenter, tous deux à l’avantage de l’acquéreur
qui peut faire valoir ses droits.
-Les précisions ne sont pas mentionnées dans
l’acte de vente : l’acquéreur peut en demander
la nullité dans un délai d’un mois à compter
de la signature de la vente.
-La superficie indiquée dans l’acte de vente est
surévaluée d’un vingtième (5%) par rapport à
la superficie réelle : le vendeur s’expose à une
action en révision d’une partie du montant du
prix qui lui sera préjudiciable. L’acquéreur dispose
d’un an, après la signature, pour intenter
ce recours.
Un professionnel
dans les cas difficiles
L’intervention d’un professionnel n’est pas obligatoire.
Le vendeur peut, en effet, procéder
seul pour effectuer ce mesurage. Mais dans le
cas où le calcul s’avère un peu compliqué, en
raison, par exemple, de la disposition inadéquate
des pièces, il est recommandé de faire
appel à un professionnel agréé, justifiant d’une
assurance civile professionnelle pour élaborer
le certificat de mesurage. Pour ce faire, l’expert
dispose d’un équipement fiable et sophistiqué
pour effectuer le mesurage et le calcul
de la surface privative réelle. Il en assume la
responsabilité.
n°38 du 28/05/09