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Diagnostic : la sécurité électrique
L’état de l’installation intérieure d’électricité est obligatoire depuis le 1er janvier 2009 lors de la vente d’un logement de plus de 15 ans.
Ce constat a pour objet d’identifier, par des
contrôles visuels, des essais et des mesurages, les
défauts susceptibles de compromettre la sécurité
des personnes. Il ne doit pas être confondu avec
un certificat de conformité de l’installation vis à
vis d’une quelconque réglementation. L’objectif
de ce constat est que l’acquéreur soit informé,
en toute connaissance de cause, de l’état de l’installation
d’électricité.
Contenu réglementé
Ce diagnostic peut être différent dans sa forme,
selon les diagnostiqueurs, mais son contenu est établi
selon les exigences de la norme Afnor XP C16-
200, indépendante des normes d’installation électrique
des logements neufs. Ce document se
présente au minimum sous trois parties : une
présentation générale, un rapport sur les anomalies
détaillées et un listing des points qui doivent
être vérifiés lors de tout diagnostic.
Un technicien certifié
L’opérateur du diagnostic est désigné sur le document.
Il doit être habilité par un organisme de
certification et assuré en responsabilité. En l’absence
de ce certificat, le document est réputé nul
et les conséquences identiques pour le vendeur à
celles d’absence de constat.
La date de l’intervention du professionnel figure
sur le document. Elle est essentielle puisque la validité
du constat est de 3 ans et parce que ce diagnostic
doit être antérieur à la vente. Le constat doit
être remis lors du compromis de vente et, au plus
tard, le jour de la signature de l’acte authentique.
Etat des parties visibles
Le diagnostic porte sur les parties visibles de
l’ensemble de l’installation d’électricité privative
des locaux d’habitation, en aval du disjoncteur
de branchement jusqu’aux bornes
d’alimentation ou aux socles des prises de
courant. Le diagnostiqueur identifie les matériels
électriques vétustes, inadaptés à l’usage
ou présentant des risques de contacts directs
avec des éléments sous tension ; les conducteurs
non protégés mécaniquement.
Sa visite s’effectue sans déplacement de meubles,
ni démontage de l’installation électrique
(sauf le capot du tableau électrique),
ni destruction des isolants des câbles.
Sa responsabilité est limitée aux points
effectivement vérifiés. Lorsqu’il ne
peut pas tout vérifier, il doit le consigner
dans le rapport et en donner le
motif. Ce n’est pas une obligation mais
le diagnostiqueur peut, sur la base des
anomalies consignées dans le rapport,
recommander au vendeur le type de
travaux à réaliser par un installateur
électricien qualifié.
Anomalies les plus fréquentes
Le rapport de l’état de l’installation intérieure
d’électricité signale et localise les anomalies relevées
et alerte sur les risques encourus qui peuvent
entrainer des risques d’électrocution ou
d’incendie. Les anomalies les plus fréquentes
concernent l’absence de prise de terre et l’installation
de mise à la terre, l’insuffisance de protection
contre les surintensités et les socles de
prise de courant facilement accessibles aux
enfants.
A SAVOIR
Le constat qui comprend des anomalies n’entraîne pas
une annulation de la vente, ni d’obligation pour le vendeur
d’effectuer des réparations. Mais s’il ne les réalise
pas, il s’expose à une négociation à la baisse du
prix de vente. En outre, si ce document n’est pas remis
lors de l’acte authentique, le vendeur ne peut pas se
prévaloir de la garantie des vices cachés.
n° 46 du 28/01/2010
