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Diagnostic : l’installation électrique intérieure
En vigueur depuis le 1er janvier 2009, l’état de l’installation intérieure d’électricité est obligatoire, lors d’une vente, lorsque le logement d’habitation a plus de 15 ans.
Un état pour quoi ?
Ce diagnostic est destiné à évaluer les risques
potentiels d’électrocution ou d’incendie liés à
des défauts de l’installation. Ces anomalies sont
localisées par des contrôles visuels, des essais et
des mesures. Il permet à l’acquéreur d’être
informé, en toute connaissance de cause, de l’état
de l’installation électrique.
Quelles sont les anomalies les plus fréquentes
?
Depuis la mise en place de ce diagnostic, les anomalies
les plus fréquentes relevées par les diagnostiqueurs
concernent l’absence de prise de terre
et l’installation de mise à la terre, l’insuffisance
de protection contre les surintensités et les socles
de prise de courant facilement accessibles aux
enfants.
Qui est concerné ?
Le propriétaire d’un logement à usage d’habitation
doit faire effectuer cet état lors de la vente
de tout (ou partie de ) ce logement dès que l’installation
a été réalisée il y a plus de 15 ans. Lorsque
le bien est vendu dans une copropriété, l’état
de l’installation électrique intérieure porte sur
la partie privative du lot.
En quoi consiste ce constat ?
Le contenu de l’état de l’installation intérieure
d’électricité est défini par le décret du 22 avril
2008. Un arrêté du 8 juillet 2008 donne le
modèle et la méthode de réalisation de cet état.
Ce diagnostic peut être différent dans sa forme,
selon les diagnostiqueurs, mais son contenu est
établi selon les exigences de la norme Afnor XP
C16-200, indépendante des normes d’installation
électrique des logements neufs. Ce document
se présente au minimum sous trois parties
: une présentation générale, un rapport sur
les anomalies détaillées et un listing des points
qui doivent être vérifiés lors de tout diagnostic.
Le diagnostic est réalisé sur les parties visibles
de l’ensemble de l’installation.
Qui effectue ce diagnostic ?
Le diagnostic doit être effectué par un opérateur
qualifié qui est désigné sur le document.
Il doit être habilité par un organisme de certification
et assuré en responsabilité. En l’absence
de ce certificat, le document est réputé nul et
les conséquences sont identiques pour le vendeur
à celles d’absence de constat.
Quelle est la durée de validité ?
La validité du constat est de 3 ans. La date de
l’intervention du professionnel qui figure sur
le document est essentielle car ce diagnostic doit
être antérieur à la vente. Le constat doit être
remis lors du compromis de vente et, au plus
tard, le jour de la signature de l’acte authentique.
A quoi s’expose le vendeur en cas d’absence
de constat ?
Le constat qui comprend des anomalies n’entraîne
pas une annulation de la vente, ni d’obligation
pour le vendeur d’effectuer des réparations.
Mais s’il ne les réalise pas, il s’expose à
une négociation à la baisse du prix de vente.
En outre, si ce document n’est pas remis lors
de l’acte authentique, le vendeur ne peut pas
se prévaloir de la garantie des vices cachés.
A SAVOIR
L’état de l’installation intérieure électrique ne
doit pas être confondu avec un certificat de
conformité de l’installation vis à vis d’une
quelconque réglementation.L’objectif de ce
constat est que l’acquéreur soit informé, en
toute connaissance de cause, de l’état de
l’installation d’électricité.
n° 52 du 29/07/2010