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Détecteur de fumée : obligatoire pour tous en 2015
La loi du 25 février 2010 (Art. L 129-8) exige de tout occupant d’un logement, qu’il soit locataire ou propriétaire, l’installation d’au moins un détecteur de fumée normalisé à son domicile d’ici à 2015 (dispositif DAAF : Détecteur Autonome Avertisseur de Fumée).
Qu’exigera l’assurance habitation ?
L’occupant d’un logement devra non seulement
y installer au moins un détecteur de fumée normalisé,
mais également veiller à l’entretien et au bon
fonctionnement de ce dispositif. Dans le cas des locations
saisonnières, logements meublés, logements
de fonction, les foyers,… c’est au propriétaire qu’incombent
ces obligations. L’installation du détecteur
doit être notifiée à l’assureur qui héberge le contrat
d’assurance habitation. Une minoration de la prime
ou de la cotisation prévue par la police d’assurance
garantissant les dommages d’incendie peut être
envisagée, si l’assuré s’est bien conformé aux obligations
(Art. L. 122-9 de la Loi Morange et Meslot
sur le détecteur de fumée). Cette simple démarche
pourra éviter la franchise de 5000 euros applicable
en cas d’incendie se déclarant dans un appartement
non équipé de détecteur de fumée ou bien dont la
déclaration d’installation n’aurait pas été transmise
à l’ assureur.
Réduction d’impôts
La seconde mesure du "plan 2" de développement
des services à la personne rend éligible aux services
à la personne (et par conséquent à la déduction d’impôt
associée) les "travaux de prévention des accidents
de la vie courante au domicile", dont fait partie la
mise en place d’un dispositif de détection de fumée.
Il est donc désormais possible de faire installer un
détecteur de fumée en bénéficiant d’une réduction
d’impôts de 50% (chèques emploi service universel
CESU ou tout autre moyen de paiement auprès
d’une société agréée « services à la personne »).
Pour une installation optimale
Choix du détecteur de fumée :
La mention CE sur le produit n’est pas suffisante,
il faut que le numéro de la norme européenne EN
14604 figure sur l’emballage, la notice ou le produit
lui-même (la norme NF S61-966 de 1999 n’est
plus d’actualité).
La norme NF garantit : une installation facile, une
détection efficace des fumées, une non-vulnérabilité
aux perturbations de l’environnement, un
niveau du signal d’alarme sonore permettant de
réveiller une personne endormie, une alerte de fin
de vie de la pile du DAAF.
Le marquage CE, obligatoire dans le cadre de la
loi Morange 2015, garantit : La sécurité des produits,
conformes aux exigences des directives européennes
(en matière de sécurité, de santé, d’environnement
et de protection du consommateur).
Outre la qualité du détecteur de fumée, son lieu
d’implantation joue un rôle prépondérant dans sa
future efficacité. Un DAAF coûte entre 10 et
50 euros pour une durée de vie de 5 à 10 ans.
Côté entretien
La régularité de l’entretien est également un élément
primordial. Pour cela, il importe de vérifier
régulièrement les piles d’alimentation et de dépoussiérer
les bouches de détection (à l’aide d’un chiffon
humide ou brosse souple), ceci permettant de
garantir un bon fonctionnement. Mal entretenu,
le DAAF peut se déclencher sans raison ou tardivement,
voire ne pas se déclencher du tout. Il
convient de procéder fréquemment à des vérifications
pour garantir leur fonctionnement : les tester,
soit à l’aide du bouton de test lorsqu’il est présent
sur le modèle, soit en approchant une petite
source de fumée.
Où les installer ?
Au minimum un DAAF par étage, un à proximité
de toutes les chambres, en protégeant si possible
les issues , des DAAF supplémentaires pour surveiller
les escaliers (ceux-ci se comportant comme
des cheminées vis-à-vis de la fumée et de la chaleur),
un DAAF dans chaque chambre occupée,
un dans chaque pièce contenant des appareils électriques
(ex. ordinateur, etc), un dans les pièces suivantes
: salon, salle à manger, cagibi, dressing, soussol.
Grace à ces recommandations vous pouvez déterminer
le nombre de détecteurs de fumée à installer
chez vous. Attention toutefois à éviter les emplacements
suivants lors de l’installation de vos DAAF :
les pièces dont la température est susceptible de tomber
au-dessous de 4 °C ou de dépasser 37°C, dans
un rayon de 90 cm autour d’une ventilation de plafond
ou autre zone à forte circulation d’air, le
garage car les produits de combustion étant présents
lors du démarrage de la voiture pourraient
déclencher des alarmes intempestives, à proximité
d’une salle de bain (la vapeur risquerait de provoquer
des alarmes intempestives), près des lumières
fluorescentes (le “bruit électronique” pouvant également
déclencher des alarmes intempestives) et
des zones poussiéreuses.
SOURCE : http://detecteur-fumee-incendie-daaf.fr www.logement.gouv.fr
n° 53 du 26/08/2010