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Construction parassismique
Une chaîne de précautions parasismiques
La construction parasismique est l’une des formes de prévention essentielle pour sauver des vies humaines, en cas de séisme.
Il s’agit de construire des maisons et des immeubles fiables, capables de résister aux effets d’un tremblement de terre sans s’effondrer sur leurs occupants à la première secousse. En effet, le tremblement est un phénomène imprédictible et subi, nul ne sait à quel moment il peut se produire.
Le rôle du PPR
La réglementation prend en compte cet aléa aux Antilles,
zone de risque III sans équivalence sur le territoire national,
pas seulement sur les maisons et immeubles mais aussi
sur tous les ouvrages lourds (ponts, voiries, pylônes) et les
infrastructures comme les établissements recevant du public.
En outre, la prise en compte de l’environnement est importante
pour prévenir les effets comme les inondations, les
raz-de-marée ou les glissements de terrain. C’est ainsi que
le Plan de Prévention des Risques (PPR), élaboré dans chaque
commune après identification des risques, précise les
zones constructibles, celles qui ne le sont pas et celles qui
sont soumises à des contraintes particulières de construction
en raison de leur exposition à ces menaces. Avant de
se lancer, la situation du terrain est à vérifier en mairie ou
à la DDE.
Du choix du site à l’entretien
Une bonne construction parasismique résulte d’une chaîne
de précautions fondée sur cinq piliers fondamentaux : le
choix du site et les fondations, la conception architecturale,
le respect des règles parasismiques, une exécution de
qualité et une maintenance régulière.
Ces grands principes se déclinent globalement. La nature
du sol a une incidence sur les désordres pouvant affecter
les fondations et, par-delà, à l’ensemble de la structure.
Depuis peu, le dossier du permis de construire doit contenir
une étude de sols pour les secteurs à risques qui constituent
aujourd’hui la majorité des zones.
L’application des normes pour les maisons individuelles est
une composante essentielle de la prévention. Ces normes sont
réunies dans les règles PS 92 et PS-MI 69/82 rendues obligatoires
par l’arrêté du 29 mai 1997. Ultérieurement, ces règles
seront remplacées par les normes européennes Eurocode 8.
Les options prises lors de la conception sont déterminants
dans sa résistance au choc. Le choix des formes et des
matériaux utilisés est aussi important. Le souci principal
est de lier les différentes parties d’un bâtiment pour le rendre
solidaire. Dans le béton armé, l’effort est mis sur le
ferraillage et le respect des dosages sable/ciment ; dans
les structures en bois, il s’agit de renforcer les angles et
de lier les différentes parties de la structure. Ceci afin de
permettre d’éviter une dislocation qui provoquerait
l’éboulement de l’habitation.
La maintenance rigoureuse et régulière est une autre facette
de la construction parasismique à ne pas négliger.
n°34 du 29/01/09