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Comment sont fixés les loyers ?
Dans le secteur privé, les bailleurs fixent librement le montant des loyers. A ne pas confondre avec prix initial et révision du prix.
Comment savoir si le prix que vous payez pour votre location est celui du marché ? Le prix institué librement entre le propriétaire et le locataire est le plus souvent relatif au prix pratiqué dans le voisinage, pour des biens loués comparables ( surface, nombre de pièces, date de la construction, qualité des équipements, annexes, vue, jardin s’il s’agit d’une maison, piscine…) Au risque de laisser un logement vacant, voire de s’exposer à des départs anticipés, le propriétaire a tout intérêt à fixer un prix équivalent aux prix pratiqués du secteur lors d’une première location.
Loyer de référence
Lorsque le contrat de bail stipule une augmentation annuelle, celle-ci est
indexée sur l’indice de référence des loyers (IRL). Ce nouvel indice, calculé
sur le seul indice des prix à la consommation (hors tabac et hors loyers),
est entré en vigueur pour les contrats signés à compter du 10 février 2008.
En dehors de cette disposition, aucune augmentation ne peut être réclamée
au locataire jusqu’à la fin du bail ( trois ou six ans pour les locations
nues, un an pour les meublés ).
Le bailleur et son locataire peuvent toutefois convenir de dispositions
particulières. En échange de travaux d’amélioration, le propriétaire peut
demander à augmenter le loyer. En cas d’accord, un avenant doit être
annexé au bail. Dans tous les cas, le locataire ne peut s’opposer à la réalisation
de travaux dans le logement.
Renouvellement du bail
A l’échéance du bail, ce dernier peut être reconduit tacitement sans
modification. Mais s’il estime que le loyer est sous-évalué, le bailleur peut
demander une hausse du loyer. Cette révision du prix impose des règles
strictes. Six mois avant la fin du bail, le propriétaire adresse au locataire
une proposition de loyer majoré par lettre recommandée avec accusé de
réception, accompagnée par une liste de références de loyer constatées
dans le secteur. Le locataire informe le propriétaire dans les deux mois
qui suivent la proposition de son agrément. Dans le cas contraire, il peut
saisir la commission départementale de conciliation.
En quête d’information, bailleurs et locataires peuvent s’adresser à l’ADIL,
aux professionnels de l’immobilier ou aux associations de locataires et de
propriétaires.
n°38 du 28/05/09