Par thème
- Achat et vente
- Aménagement Extérieur
- Aménagement Intérieur
- Construction - Assurance
- Défiscalisation - Avantages fiscaux
- Financement - Investissement
- Location
- Réglementation
- Rénovation - Traitements
Dans la même rubrique
- Réformes 2012 : les arbitrages attendus
- L’immobilier touché par le plan de rigueur
- Le constat de risque d’exposition au plomb
- Le DPE-G à la loupe
- Les espaces Info Energie en fête
- Les bons gestes en vedette
- La réglementation thermique Guadeloupe en vigueur
- Le carnet de santé pour vendre
- Passer en mode économique
- Electricité :votre installation est-elle sécurisée ?

ADIL : des conseils d’experts
Réponses aux questions posées par les particuliers aux conseillers de l’agence départementale pour l’information au logement (ADIL) dans le cadre de leurs consultations.
Je quitte un logement que je louais
en location vide et mon propriétaire
refuse de signer l’état des lieux de
sortie, quels sont mes droits ?
Lorsque le propriétaire s’oppose à l’établissement
de l’état des lieux, le locataire peut le contraindre
à en dresser un par acte huissier (art.3 de la
Loi du 6 juillet 1989). Le même droit appartient
par réciprocité au bailleur.
À l’initiative de l’une d’entre elles, l’huissier doit
convoquer les deux parties par lettre recommandée
avec demande d’avis de réception sept jours
à l’avance et les frais engagés pour l’établissement
de l’état des lieux par l’huissier doivent être partagés
par moitié entre le bailleur et le locataire.
Les frais d’établissement d’un état des lieux par
un huissier sont réglementés en location vide,
et le tarif est forfaitaire quelle que soit la taille
du logement et le temps nécessaire à sa rédaction.
Pour plus d’informations, rapprochez vous
de l’Adil.
Je suis locataire et mon voisin du dessus
est particulièrement bruyant.
Malgré mes interventions, les bruits
continuent de plus belle. Quels sont
mes recours ?
Le bruit (volume de la radio ou de la télé, instruments
de musique, aboiements de chien,
tondeuse…) est le trouble le plus fréquemment
évoqué entre voisins.
Cependant, il faut distinguer les inconvénients
normaux du voisinage des troubles dits « anormaux
», lesquels peuvent être sanctionnés et
engagent la responsabilité de leur auteur.
La notion de trouble anormal mise en place
pour protéger les victimes de nuisances décrit
un trouble qui excède les inconvénients habituels
du voisinage. Les critères pris en compte
pour l’évaluer sont multiples : répétition (plusieurs
fois par jour) , intensité, durée…
Si vous estimez subir un dommage du fait de
ces troubles, il est possible non seulement de
poursuivre l’auteur même du trouble (action
en responsabilité civile ou dépôt de plainte au
pénal) , mais également le bailleur du locataire
fautif. En effet ce dernier est légalement tenu
d’intervenir pour faire cesser des troubles causés
par son locataire ( art 6-1 Loi du 6 juillet
1989).
Rappelons en effet que le locataire doit faire
un « usage paisible » de son logement. Le
manquement à cette obligation est susceptible
d’entrainer la résiliation de son bail ou son
non renouvellement pour motif légitime et
sérieux.
Enfin, gardez à l’esprit que la recherche d’une
solution amiable est à privilégier et la discussion
avec son voisin peut permettre de désamorcer
une situation tendue.
J’envisage d’acquérir un terrain, le
vendeur m’informe que le C.O.S.
est de 0,40.
Est-ce un élément important ?
Vous envisagez d’acheter un terrain pour faire
construire votre maison, le choix du terrain est
un élément déterminant pour la suite de votre
projet.
Le C.O.S. ou coefficient d’occupation du sol
est un coefficient fourni par l’administration
(mairie, D.D.E.) qui permet de déterminer la
surface constructible de chaque parcelle.
Il s’agit du « rapport exprimant le nombre de
mètres carrés de plancher hors d’oeuvre nette
ou le nombre de mètres cubes susceptibles
d’être construits par mètre carré de sol » ( Art.
R 123-10 du code de l’urbanisme).
Le C.O.S. peut être interprété différemment
selon le secteur ou la zone où se situe le terrain.
De manière générale, il suffit de multiplier
la surface de la parcelle par le C.O.S. fourni.
Par exemple : sur un terrain de 1 000 m2, dont
le C.O.S. maximal est de 0,40 on peut
construire jusqu’à 400 m2 soit 1 000 m2 x 0,40
= 400 m2 SHON *.
Ainsi, avant de vous engager à acheter le terrain,
renseignez-vous sur les règles d’urbanisme
applicables dans la zone.
* SHON ou Surface Hors oeuvre Nette : surface habitable du logement (hors garage, terrasse, balcon, combles et soussols non aménageables … )
n° 44 du 26/11/2009