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Acheter : les frais annexes de la transaction
Vous n’échapperez pas à certains frais pour accéder au logement dont vous rêvez.
Le prix de vente n’est pas tout.
Pour éviter des désagréments,
vous devrez anticiper sur les coûts associés à l’acquisition
comme les frais de mutation, mais aussi les frais d’emprunt
ou les taxes locales, etc.
Ces coûts devront figurer dans le budget
prévisionnel, sachant que, si vous passez par une agence,
les honoraires sont généralement compris dans le prix d’acquisition.
Une estimation des impôts locaux, et, le cas
échéant, des charges de copropriété, vous évitera également
de mauvaises surprises.
Droits de mutation
Ces frais dits « de notaire » sont réglementés. Ils représentent
5,09% du prix de vente qui sont reversés aux collectivités
(département, commune, Etat). La rémunération du
notaire est également tarifée et calculée en pourcentage du
prix du bien, selon un barème : 4% jusqu’à 4000 euros ;
1,64% de 6501 à 17 000 euros, 1,10% de 17001 à 30 000
euros ; 0,825% au-dessus de 30 000 euros. Il faut rajouter
à ces émoluments la TVA à 8,5% s’il s’agit d’un bien ancien,
2,1% s’il s’agit d’un bien à « prix réduit ».
Les droits de mutation comprennent également les coûts des
formalités et des démarches engagées par le notaire pour votre
compte et le salaire du Conservateur des hypothèques.
Le taux d’emprunt proposé par les banques est toujours complété
par des frais : assurance invalidité décès obligatoire (ADI),
frais d’hypothèque ou de caution, frais de dossier.
Les taxes locales
Si vous faites construire, vous devrez peut-être payer la taxe
locale d’équipement (TLE). Elle est en général provisionnée
par les constructeurs. Cette taxe s’applique de plein
droit dans les communes de plus de 10 000 habitants. Dans
d’autres communes, elle peut être instituée sur délibération
du conseil municipal.
Tout occupant au 1er janvier, qu’il soit locataire ou propriétaire
d’une résidence principale ou secondaire, doit régler
la taxe d’habitation. Elle est calculée à partir de la valeur
locative de l’habitation, et réactualisée chaque année.
Le propriétaire d’une habitation principale ou secondaire
au 1er janvier de l’année d’imposition doit la taxe foncière.
Si le propriétaire vend son bien en cours d’année, il est redevable
l’année entière. Cette taxe est calculée sur la même
assiette que la taxe d’habitation, c’est-à-dire sur la valeur
locative du logement, diminuée d’un abattement forfaitaire
de 50%. Sachez que les nouvelles constructions,
reconstruction ou addictions de construction disposent
généralement d’une exonération pour les deux premières
années.
TVA et plus-value
Si vous revendez votre maison à un particulier dans les cinq
ans, la vente est, en principe, soumise à TVA. Le prix s’entend
TTC pour l’acquéreur mais vous devrez verser au fisc
de la TVA à 8,5% dans les DOM.
Et si vous revendez une résidence secondaire, celle-ci sera
taxée sur la plus-value, calculée sur la différence entre le
prix de vente et le prix de revient, diminuée d’un abattement
de 10% par année, à partir de la sixième, et d’un abattement
général de 1000 euros. La plus value nette ainsi
réalisée est taxée 28,1%.
n°42 du 24/09/09