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Location saisonnière
Contrat, arrhes, acompte... : quelles sont les règles ?
A la fois « meublée » et « saisonnière », la location
saisonnière de villas, appartements ou
studios meublés, n’entre pas dans le dispositif
réglementaire des locations immobilières classiques.
Elle est régie par l’art.1713 du Code
civil.
Ainsi, la durée de la location, son prix et les
conditions du contrat sont fixés en toute liberté
par les parties.
Au titre des meublés de tourisme, les logements
saisonniers peuvent faire l’objet d’un classement
de 1 à 5. Dans ce cas, une visite est obligatoire
et doit être renouvelée tous les cinq ans.
Quel contrat ?
Le contrat de location reste conseillé pour éviter
les conflits, même si la législation ne l’impose
pas. Il peut résulter d’un simple échange
de correspondance ou d’un acte écrit établi en
deux exemplaires signé par le bailleur et le
locataire.
Il doit comporter quelques dispositions essentielles
: situation exacte du logement, description
précise (même si la location n’est pas classée),
prix de la location, charges, caution ou
dépôt de garanties, taxe de séjour, obligation
des parties...
L’avance, réclamée par le bailleur lors de la réservation,
ne peut pas dépasser le quart du prix
total lorsque le logement est loué par l’intermédiaire
d’un agent immobilier professionnel
soumis à la loi de 1970. Cette avance ne peut
pas être exigée plus de six mois à l’avance.
Cependant, aucune règle ne fixe les modalités
de réservation directe auprès du propriétaire,
de particulier à particulier.
Conditions d’annulation
L’avance des fonds peut prendre soit la forme
d’arrhes soit la forme d’acompte. Il faut être
vigilant sur la rédaction du contrat car ces
deux mentions n’ont pas les mêmes conséquences.
S’il s’agit d’arrhes, celles-ci sont un moyen de
dédit. Si le locataire se désiste, il perd les sommes
versées. Si le loueur renonce à louer son
bien, il doit au locataire le double des sommes
versées.
S’il s’agit d’acompte, la réservation est un engagement
ferme qui oblige le locataire, en cas de
désistement et sauf cas de force majeure, à verser
l’intégralité du prix convenu au contrat. Si
le propriétaire renonce à louer le bien, le locataire
peut lui demander des dommages et intérêts.
Enfin, si rien n’est précisé dans le contrat,
l’avance est supposée être des arrhes.
Le dépôt de garantie correspond en général à
20% du prix du loyer si la location est conclue
sans intermédiaire, à 25% avec un mandataire.
Mais si la durée est supérieure à un mois, il est
plafonné à un mois de loyer. Il est restitué, en
général, à la fin de la location, après un état
des lieux de fin de séjour.
En cas de dégradation, il peut être conservé pour
tout ou partie par le propriétaire. Et si le locataire
accepte de prendre en charge certains
frais, il peut demander des factures.
A SAVOIR
La législation n’est applicable qu’aux professionnels.
Les particuliers qui louent occasionnellement
un logement ne sont pas visés par la réglementation
en vigueur. Dans ce cas, les parties
se doivent de rester vigilantes. A noter que les
chambres d’hôtes sont réglementées depuis
août 2007. Les propriétaires doivent effectuer
une déclaration en mairie.
n° 47 du 25/02/2010