Par thème
- Achat et vente
- Aménagement Extérieur
- Aménagement Intérieur
- Construction - Assurance
- Défiscalisation - Avantages fiscaux
- Financement - Investissement
- Location
- Réglementation
- Rénovation - Traitements
Dans la même rubrique
- Charges, travaux et réparations :
- L’ADIL répond à vos questions
- Qui a droit aux aides au logement ?
- Quand et comment résilier le bail ?
- Des solutions à la carte
- Les OBLIGATIONS des
- La COLOCATION a la cote
- Jeunes cherchent logement
- Que doit-on payer à la signature du bail ?
- Louer avec la Garantie des risques locatifs

Location saisonnière
Un séjour prometteur bien organisé
Les locations saisonnières sont libres. Il faut rester vigilant sur les conditions de la réservation et du contrat d’une location saisonnière.
Une location en mauvais état et voilà des vacances
qui perdent instantanément de leur charme !
Avant de réserver, n’hésitez pas à demander au
bailleur tous les renseignements susceptibles de
vous éclairer car la location saisonnière de villas,
appartements ou studios meublés n’entre pas dans
le dispositif réglementaire des locations immobilières
classiques. A la fois « meublée » et « saisonnière », elle est régie par l’art.1713 du Code
civil. Ainsi, la durée, le prix et les conditions du
contrat de location sont fixés en toute liberté par
les parties.
Un contrat conseillé
Même s’il n’est pas obligatoire, le contrat de
location reste conseillé pour éviter les conflits,
avant d’entrer dans les lieux. Il peut prendre la
forme d’un échange de correspondance ou d’un
document en deux exemplaires.
Il doit comporter avec précision des dispositions
essentielles : situation exacte du logement, description
précise (nombre de pièces, surface habitable,
nature des équipements, etc.), prix de la
location, charges, caution ou dépôt de garantie,
le cas échéant, taxe de séjour, obligation des
parties...
L’avance, réclamée par le bailleur lors de la réservation,
ne peut pas dépasser le quart du prix total
lorsque le logement est loué par l’intermédiaire
d’un agent immobilier professionnel soumis à
la loi de 1970. Cette avance ne peut pas être exigée
plus de six mois à l’avance. Cependant,
aucune règle ne fixe les modalités de réservation
directe auprès du propriétaire, de particulier à
particulier.
Arrhes ou acompte ?
L’avance des fonds peut prendre soit la forme
d’arrhes soit la forme d’acompte. Il faut être vigilant
sur la rédaction du contrat car ces deux mentions
n’ont pas les mêmes conséquences, en cas
de résiliation.
S’agissant d’arrhes, si le locataire se désiste, il perd
les sommes versées. Si le loueur renonce à louer
son bien, il doit au locataire le double des sommes
versées.
S’il s’agit d’acompte, la réservation est un engagement
ferme qui oblige le locataire, en cas de
désistement, et sauf cas de force majeure, à verser
l’intégralité du prix convenu au contrat. Si
le propriétaire renonce à louer le bien, le locataire
peut lui demander des dommages et intérêts.
Enfin, si rien n’est précisé dans le contrat, l’avance
est supposée être des arrhes.
En matière de dépôt de garantie, la législation
ne s’applique qu’aux professionnels. Les particuliers
qui louent occasionnellement un logement
ne sont pas visés par la législation en vigueur.
A SAVOIR
Une attestation d’assurance contre les risques
locatifs (incendie, dégâts des eaux)
peut être réclamée par le bailleur. Elle peut
être une extension « villégiature » de la police
d’assurance qui couvre votre résidence principale,
ou un contrat spécifique limité au
séjour dans votre location.
n° 59 du 02/03/2011