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Location : que contient le bail ?
Le contenu du bail est réglementé par la loi du 6 juillet 1989 et il doit être rédigé par écrit.
Le bail doit être écrit en deux originaux et signé par le locataire et le propriétaire. Il peut être rédigé sous seing privé, sur papier libre, avec l’aide éventuelle d’un professionnel. S’il est établi par acte notarié, une copie est remise à chaque signataire.
Clauses obligatoires…
Le contrat doit spécifier le nom et l’adresse du
propriétaire et de son mandataire, la durée de
la location et la date à partir de laquelle le locataire
dispose du logement, la description du logement
et de ses annexes, le recensement des parties
communes, l’usage des locaux : habitation
ou usage mixte d’habitation et professionnel,
le montant et les termes de paiement du loyer
ainsi que les conditions de sa révision éventuelle.
Le contrat de location comporte également le
montant du dépôt de garantie, si celui-ci est
prévu. Pour les baux signés à compter du 9 février
2008, il est limité à un mois de loyer sans les
charges et ne peut être révisé ni en cours de bail,
ni lors du renouvellement du bail. Si le loyer
est payable par trimestre, le propriétaire ne
peut demander de dépôt de garantie
Propriétaire et locataire peuvent convenir de
conventions spécifiques, dès lors qu’elles ne
sont pas contraires à la loi, ni interdites. Par exemple,
le bail peut comporter une durée de location
plus longue que la durée minimum légale,
le propriétaire peut exiger qu’une tierce personne
(membre de la famille, employeur ...) se porte
caution pour garantir le paiement des loyers et
charges.
Clauses interdites
Certaines clauses sont interdites. Si elles figurent
dans le contrat, elles sont inapplicables
comme dans les cas suivants :
-imposer au locataire le versement, lors de
l’entrée dans les lieux, de sommes d’argent en
plus du dépôt de garantie, du mois de loyer
payé d’avance et de la moitié de la rémunération
du professionnel intervenu dans la transaction
; lui imposer le paiement du loyer par
prélèvement automatique ou encore la souscription
d’une assurance habitation auprès
d’une compagnie choisie par le propriétaire ;
-obliger le locataire, en vue de la vente ou de
la location du logement, à laisser visiter le logement
les jours fériés ou plus de deux heures par
jour les jours ouvrables ;
-interdire au locataire d’héberger des personnes
ne vivant pas habituellement avec lui ou
lui interdire l’exercice d’une activité politique,
syndicale, associative ou confessionnelle ;
-prévoir la responsabilité collective des locataires
en cas de dégradation des parties communes
de l’immeuble ; la résiliation de plein droit
du bail pour d’autres motifs que le non-paiement
du loyer, des charges, du dépôt de garantie,
ou la non souscription d’une assurance des
risques locatifs. La clause qui consiste à prévoir
que le locataire est automatiquement responsable
des dégradations constatées dans le
logement ou le renouvellement du bail par tacite
reconduction pour une durée inférieure à 3 ans
si le bailleur est une personne physique et 6
ans si le bailleur est une personne morale
(société, compagnie d’assurance) est également
nulle.
- faire supporter au locataire des frais de relance
ou d’expédition de la quittance.
n°34 du 29/01/09
