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La caution
Un engagement important
Le cautionnement n’est pas un acte anodin.
Il faut en mesurer la portée avant de signer.
Dans la location immobilière privée ou sociale,
la caution (on dit aussi se porter caution) est
une tierce personne qui s’engage, pendant la
durée du bail, à payer les loyers et les charges
à la place du locataire en cas de défaillance de
ce dernier. Ce n’est donc pas un acte banal.
Mentions obligatoires
L’engagement doit être écrit de la main de la
caution. Il peut être rédigé sous seing privé entre
le bailleur et la personne caution, ou par acte
authentique devant notaire. Le contrat de
cautionnement peut figurer sur le bail ou en
annexe et doit comporter, pour être valide, les
mentions suivantes : le montant du loyer et
les conditions de révision tels qu’ils figurent
dans le bail, une mention indiquant que la caution
a pleinement connaissance de l’étendue
et de la nature de son acte, et la reproduction
du 1er alinéa de l’article 22-1 de la loi du 6
juillet 1989. Le bailleur doit remettre un
contrat de location à la caution.
La caution solidaire est le cas le plus courant.
Contrairement à la caution simple où, en cas
d’impayés, le bailleur peut poursuivre le locataire
avant de se retourner contre la caution,
la caution est solidairement engagée avec le
locataire. En cas d’impayé, le propriétaire
peut s’adresser indifféremment à l’un ou à
l’autre. Si elle est tenue de payer, la caution
peut se retourner contre le locataire.
Quels engagements ?
L’acte peut mentionner une somme au-delà
de laquelle vous ne cautionnerez pas. Seul
sera pris en compte le montant indiqué
même si la dette du locataire est supérieure.
Si l’acte ne prévoit pas de montant maximum,
votre engagement est plus étendu.
Dans ce cas, le propriétaire peut réclamer le
paiement de la totalité des dettes du locataire.
Le cautionnement peut être rédigé sur une
durée précise : un bail de trois ans, par exemple
et vous ne pourrez pas le résilier avant
ce terme. A moins d’avoir prévu, par écrit des
événements tel que le décès du locataire…
Si la caution est souscrite pour une durée non
précisée ou indéterminée, la personne qui
s’est portée caution peut la résilier sans préavis.
Seule restriction : elle ne peut le faire
qu’au terme du contrat de location. Par lettre
recommandée, pour éviter les conflits.
A SAVOIR
Depuis le 28 mars 2009, dans le cadre de la
loi Boutin,un bailleur ne peut pas cumuler une
caution et une assurance impayés de loyers
(assurance privée ou GRL). Lorsqu’une telle
assurance n’a pas été souscrite, si le bailleur
est une personne morale ( assureur, société
HLM,etc.),il ne peut demander un cautionnement
au locataire que dans deux cas : lorsqu’il
est délivré par certains organismes dont la liste
sera fixée par décret ( à paraître) et lorsque
le logement est loué à un étudiant non boursier.
(Source : www.logement.gouv.fr)
n°42 du 24/09/09