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Contrôles renforcés des marchands de listes
Benoist Apparu et Hervé Novelli se sont conjointement saisis du dossier des marchands de listes proposant des logements à louer aux étudiants.
Le logement constitue le premier poste de
dépenses des étudiants et représente en
moyenne plus de 50 % de leur budget. Dans
leur recherche de logement, nombreux sont
ceux qui s’orientent vers les marchands de listes
de biens en location. Apparus à la fin des
années 1970, ces intermédiaires immobiliers
fournissent, moyennant finances, des listes
de logements à louer. L’offre paraît séduisante
car moins coûteuse que des frais d’agence. Pour
autant, la Confédération étudiante a alerté
Benoist Apparu sur un grand nombre d’escroqueries.
Depuis le 1er janvier 2004, les marchands
de listes sont pourtant encadrés par la
loi. Ils ne peuvent plus réclamer d’argent avant
d’avoir fourni une liste à leurs clients. En
revanche, ils n’ont pas d’obligation de résultat.
Et, selon de nombreux témoignages, ces
sociétés proposent parfois des listes de logements
qui se révèlent déjà loués, plus chers
qu’indiqué ou contenant de fausses coordonnées.
Les contrats de location déjà contrôlés
Depuis le mois d’août, la DGCCRF enquête
auprès des résidences privées pour étudiants
et des professionnels de l’immobilier sur les
clauses abusives des contrats de location. Cet
organisme va étendre ses contrôles aux marchands
de listes de biens afin de mettre un terme
aux pratiques illicites qui peuvent avoir cours.
Ces contrôles ciblés sur les marchands de listes
ont débuté le 11 octobre. Les enquêteurs
vérifient notamment qu’aucune rémunération
n’est exigée avant la remise de la liste, que
les biens figurant sur ces listes sont effectivement
disponibles, et que leurs caractéristiques
correspondent bien aux mentions figurant
dans les annonces. Les suites appropriées
seront données par les enquêteurs en cas de
violation de la loi.
n° 57 du 30/12/2010