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« Coloc » : les pièges à éviter



La colocation présente des avantages financiers et pratiques mais aussi des subtilités qu’il vaut mieux ne pas mésestimer.


Mode de vie banalisé, la colocation a ses adeptes parmi les étudiants, les jeunes salariés et les petits budgets. Elle présente l’avantage de vivre dans un espace plus grand pour le prix d’un logement plus petit - du confort en plus en quelque sorte - et de partager les frais. Les bailleurs y trouvent aussi un intéret car la location partagée limite les risques d’impayés de loyer. Pour autant, ce style de vie a aussi ses travers.

Prévenir les écueils
Si la vie à plusieurs présente de nombreux avantages, partager son espace vital avec un inconnu suppose, concrètement, une bonne entente. Il faut savoir prévenir certains écueils pour que le bon plan ne se transforme pas en galère.
On peut partager un logement à deux ou à plusieurs. Avant de signer le bail et de fixer des règles communes, interrogez-vous d’abord sur vos points communs. Posez des questions à votre futur « coloc » sur son mode de vie, repérez les incompatibilités. Si vous êtes maniaque et qu’il est désordonné, si vous êtes du genre bosseur et qu’il est plutôt fêtard, il est probable que votre duo ou trio, voire quatuor, volera en éclats.

Clause de solidarité
Le bail de colocation est aussi important car il comporte quelques particularités par rapport à un bail simple. Notez que tous les colocataires doivent figurer dans le contrat.
Pour se prémunir contre les impayés, le propriétaire peut exiger une clause de solidarité. Chaque occupant doit être conscient des conséquences de cette clause car, si un locataire ne paie plus sa quote-part, les autres seront tenus de régler sa part, à défaut de trouver un colocataire pour lui succéder. L’idéal est que chaque colocataire signe le bail et présente une caution solidaire s’engageant à répondre de ses obligations propres (paiement de sa quote-part de loyer et charges, réparations locatives…)
En l’absence de clause de solidarité, si l’un des locataires donne congé avant le terme, il est libéré de cette obligation et le bail se poursuit avec les autres locataires.

Caution simple ou solidaire
Depuis le 10 février 2008, le dépôt de garantie est égal à un mois de loyer hors charges. La somme correspondante est attachée au logement et non au locataire et elle peut être répartie entre les occupants. Ceux-ci peuvent demander une avance Loca@Pass auprès du Comité interprofessionnel du Logement (CIL).
Mais ce dispositif n’exclut pas la caution solidaire des parents, le plus souvent réclamée par les bailleurs. Les parents s’engagent alors à régler la totalité des loyers et des charges pour l’ensemble des locataires, à moins qu’ils obtiennent une caution simple limitant leur engagement à la quote-part de leur enfant, pour la durée du bail.

Plus d’infos sur www.adele.org ou www.colocation.fr

A SAVOIR
Concernant l’allocation logement (APL en métropole, AL dans les Dom), ne peuvent être colocataires que deux personnes du même sexe.Dans le cas contraire, vous êtes considérés comme vivant en couple. Il est conseillé de faire établir le contrat d’électricité à tous les titulaires du bail,si vous devez produire une attestation de justificatif de domicile.
La facture sera globale mais vous pouvez faire le partage. Idem pour l’assurance habitation. Audelà de deux occupants, la responsabilité civile de chacun sera ouverte et la notion de capital immobilier pourra être individualisée.

n° 52 du 29/07/2010