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Prêt à taux zéro, mode d’emploi
Mis en place au 1er janvier, ce nouveau prêt sans intérêt d’aide à l’accession à la propriété se substitue à l’ancien prêt à taux zéro, au crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt et au Pass- Foncier.
Le PTZ+ concerne les offres de prêt émises entre
le 1er janvier 2011 et le 31 décembre 2014.
Un arrêté et un décret parus au J.O. du 31
décembre 2010 définissent les modalités de ce
prêt aidé par l’Etat qui doit permettre à davantage
de foyers d’accéder à la propriété et de stimuler
la construction de logements basse
consommation.
Un PTZ + pour qui ?
Le prêt à 0% cible les primo-accédants, c’està-
dire les emprunteurs qui n’ont pas été propriétaires
depuis les deux dernières années précédant
l’offre de prêt, qui veulent acquérir (ou
faire construire) leur résidence principale, dans
l’ancien comme dans le neuf, avec ou sans travaux,
hors travaux financés à l’aide de l’éco PTZ.
A quelles conditions ?
Aucune condition de ressources n’est exigée.
En revanche, l ‘aide consentie ne peut pas être
supérieure au montant des autres prêts d’une
durée supérieure à 2 ans concourant au financement
de l’opération (et non 50% comme
indiqués antérieurement). Comme dans l’ancien
système, le PTZ + est constitutif d’apport
personnel.
Quelles opérations ?
Le PTZ + peut financer le terrain et la construction
d’un logement ; l’acquisition d’un logement
neuf ou ancien, l’aménagement à usage de
logement de locaux non destinés à l’habitation ;
l’acquisition d’un logement faisant l’objet d’un
contrat de location–accession. Les dépendances
font partie de l’opération.
A compter du 1er juin 2011, le PTZ+ pourra
financer l’acquisition de la nue- propriété ou
de l’usufruit, l’achat de parts indivises d’un logement
ou d’un terrain, sous réserve que cela
conduise à l’acquisition totale du logement ou
du terrain.
Pour quel montant ?
Le montant est un pourcentage de l’opération.
Son calcul est modulé en fonction de plusieurs
critères : le coût total, la nature du logement
(neuf ou ancien), sa localisation selon 4
zones géographiques (A, B1, B2 et C), le nombre
d’occupants (un coefficient familial s’applique),
les ressources du foyer, les performances
énergétiques du logement (bonus ou malus
selon l’étiquette énergétique, de A à G, attribuée
au logement). La performance énergétique
n’est pas un élément retenu dans les Dom
situés en zone B1.
Comment rembourser ?
Le remboursement s’échelonne de 5 ans pour
les ménages les plus aisés jusqu’à 30 ans pour
les ménages aux revenus les plus modestes. Il
s’effectue en fonction du revenu imposable du
ménage auquel est appliqué un quotient familial.
Ce montage doit permettre d’optimiser les
durées de remboursement entre le PTZ et les
autres prêts et de limiter les risques d’endettement.
Primo accession : les victimes de catastrophes exemptées
La loi précise les conditions pour lesquelles la
condition de primo accession n’est pas exigée.
Aux clauses d’invalidité et de handicap existant
déjà sous l’ancien PTZ, s’ajoutent des conditions
qui rendent une résidence principale définitivement
inhabitable. Il peut s’agir des conséquences
soit d’une catastrophe naturelle, soit à
la suite des dommages causés par les effets dus
aux tempêtes, ouragans, cyclones ; des sinistres
causés par des catastrophes technologiques, soit
encore, à compter du 1er juin 2011, d’une procédure
d’expropriation d’extrême urgence au titre
des risques naturels majeurs prévisibles qui
menacent gravement des vies humaines (mouvements
de terrain, avalanches, crues torrentielles,
etc.) ou au titre des risques technologiques.
Avantage supérieur
Les plafonds des opérations, supérieurs à ceux de
l’ancien système, impactent le niveau des prêts
comme l’indique l’exemple qui suit :
Une famille de 4 personnes qui souhaitent faire
construire en Guadeloupe (zone B1) aura droit
à un prêt correspondant à 35% du montant de
l’opération (logement considéré BBC) dans la
limite de 234 000 euros (contre 107 000 euros
auparavant).
Pour acquérir un bien ancien, le prêt est, selon le
barème applicable, de 22% (logement non BBC)
du montant de l’opération, dans la limite de
186 000 euros (contre 86 000 euros auparavant).
Les zones affinées
Les zones géographiques ont été affinées pour
tenir compte des disparités des prix du marché.
Zone A : Paris et l’agglomération parisienne,
communes les plus chères de la Cote d’Azur
et le Genevois français.
Zone B1 : zones urbaines de plus de 250 000
habitants , certaines communes d’Ile-de-France,
zones frontalières ou littorales, pourtour de la
Côte d’Azur, Dom, Corse, îles non reliées au
continent.
Zone B2 : agglomérations de moins de 50 000
habitants et les autres communes de la région
parisienne
Zone C : tous les autres territoires.
Pour l’application du PTZ+, un arrêté, révisé
tous les trois ans établira un classement des communes
en zones géographiques A bis, A, B1,
B2 et C (CCH : R.304-1). Jusqu’à la publication
du texte, le classement des communes
pour l’octroi du prêt aidé par l’Etat dans les
zones A, B1, B2 et C résulte de l’arrêté du
29 avril 2009.(Source : anil.org)
A SAVOIR
Pour les logements situés dans un département
d’outre mer, le malus ne s’applique
pas : le PTZ + est égal à 35% du coût de l’opération
pour un logement neuf et 20% pour un
logement ancien, dans la limite du plafond
applicable en zone B1.
n° 58 du 27/01/2011