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Le petit guide de l’emprunteur



Un faible endettement et un apport personnel : sésames du crédit d’aujourd’hui.

C’est bien connu : l’argent est le nerf de la guerre d’un projet immobilier. Même si les taux d’intérêt des emprunts ont un peu baissé, si les conditions sont un peu plus à l’avantage des acquéreurs, obtenir un prêt n’est pas chose aisée.
Dans une situation de crise économique et financière, les établissements bancaires regardent à deux fois le dossier de crédit du candidat acquéreur avant d’autoriser un prêt. Comment faire pour mettre toutes les chances du bon côté et amadouer son banquier ?

Préparation au financement
Si les emprunteurs « solides » peuvent obtenir un taux préférentiel, ceux dont les comptes font le yoyo ont plus de difficulté. Ainsi, les établissements bancaires sont sensibles au faible endettement, au compte régulièrement approvisionné et sans découvert. Si ces deux critères s’accompagnent d’un apport personnel, votre profil a toutes les chances d’intéresser un banquier.
Un projet immobilier doit donc être précédé d’une préparation au financement. Les découverts de compte doivent être évités. La banque épluche les trois derniers mois du compte bancaire, lui permettant d’analyser comment les finances du candidat emprunteur sont gérées.
Un compte dans le rouge n’est pas très opérant… Il faut garder à l’esprit que le taux d’endettement ne doit pas dépasser 33 à 35% de l’ensemble des revenus. Il est préférable de régler les crédits personnels avant d’entamer une demande de crédit car ces crédits rognent défavorablement sur la capacité d’endettement de l’emprunteur.

L’apport : un précieux avantage
L’apport, aussi petit soit-il, est une première condition. Il prouve une capacité d’épargne.
Quoi qu’il en soit, avec ou sans apport, vous devrez disposer de l’argent nécessaire pour acquitter les frais d’acte.
Un bon apport, entre 10 et 20%, est toujours un avantage. Mais plus il est élevé, plus le taux d’intérêt est attractif. Les banques disposent de fourchettes : 5%, 10%, 20%… et des grilles de taux correspondantes. C’est aussi le moment de considérer les placements auxquels vous pouvez faire appel : PEL, CEL, assurance-vie, épargne salariale…
Même chichement, les banques continuent de prêter car les prêts immobiliers sont un moyen de capter de nouveaux clients. N’hésitez pas à faire jouer la concurrence sur les taux de crédit, mais aussi les frais de dossier et de remboursement anticipé, l’assurance de l’emprunteur…
Celle-ci, exigée par les banques, couvre l’emprunteur contre les aléas de la vie et peut représenter jusqu’à 20% du coût du prêt. Elle peut être d’ordre collectif comme celle que proposent les contrats de groupe des banques ou souscrite auprès d’une autre assurance. Or, selon l’âge et le profil de l’emprunteur, il est possible d’obtenir des taux plus intéressants que l’assurance groupe. Ce choix impose de bien comparer les garanties offertes des différents contrats proposés.

n°39 du 25/06/09