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Le déficit foncier : quel intérêt ?
L’achat d’un bien locatif ancien avec travaux permet de générer une diminution de l’impôt sur le revenu.
Les loyers sont soumis au régime fiscal des revenus
fonciers dont le résultat net se rajoute au
revenu global. Le déficit foncier est un mécanisme
susceptible de diminuer vos impôts.
Le déficit foncier est le résultat de la différence
entre le revenu locatif et les frais immobiliers
déductibles. Entre les loyers qu’il perçoit (revenus
fonciers) et les charges qu’il verse (frais
d’emprunt, impôts et taxes, frais de gérance,
frais d’amélioration, frais d’assurance, etc.), un
bailleur va dégager soit un résultat positif
s’ajoutant à son revenu imposable, après abattement,
soit un résultat négatif qui s’impute
sur l’impôt sur le revenu. Les travaux et les intérêts
d’emprunt plombent généralement les
charges, aussi l’acquisition d’un bien ancien
avec travaux peut vous permettre, après étude
avec un conseiller en patrimoine, un gain
d’impôt non négligeable.
Limité à 10 700 €/an
Le déficit foncier qui résulte des dépenses déductibles
des revenus fonciers, autres que les intérêts
d’emprunt, sont imputables sur le revenu
global dans la limite de 10 700 € par an. L’excédent,
ainsi que la fraction du déficit correspondant
aux intérêts d’emprunt, sont imputables
exclusivement sur les futurs revenus fonciers
des 10 années suivantes. Toutefois, le dispositif
est soumis à condition : elle est acquise si le bailleur maintient la location
du bien jusqu’à la 3ème année suivant celle
au titre de laquelle a eu lieu l’imputation d’un
déficit foncier. Un contribuable qui impute un
déficit en 2010 devra affecter le bien à la location
jusqu’au 31 décembre 2013. La condition
est identique si l’investissement a été réalisée en
SCI : les parts doivent être conservées durant
ce délai.
Exceptions sans plafond
L’imputation du déficit foncier est possible,
sans limite, dans les cas suivants :
• pour les opérations de restauration immobilière
en loi Malraux ayant fait l’objet d’un permis
de construire ou d’une déclaration de travaux
avant le 1er janvier 2009,
• pour les propriétaires de monuments historiques,
productifs de revenus,
• pour les propriétaires d’espaces naturels présentant
un intérêt écologique ou paysager,
• pour les dépenses autres que les intérêts d’emprunt
engagées en vue de la réhabilitation de
locaux d’habitation situés en zone franche
urbaine.
n° 51 du 24/06/2010