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Investir : les bons plans



Emplacement du bien et dynamisme du marché sont des règles élémentaires à considérer dans la perspective d’un investissement rentable.

Faut-il attendre ou bien acheter ? Quelle que soit la conjoncture, la pierre reste solide au regard des aléas de la pierre papier. L’immobilier locatif reste d’autant plus une valeur refuge en temps de crise qu’il permet, entre autres, de se constituer des revenus lors de la retraite à l’avenir bien incertain.

Voyants au vert
Les observateurs de l’immobilier et de la construction en conviennent : les conditions sont encore réunies pour se lancer dans une opération d’investissement. Les taux du crédit sont encore abordables, avant leur éventuelle remontée ; la demande locative est forte et les aides à l’accession sont toujours en vigueur d’ici au 31 décembre. Les conditions d’acquisition et de location, en défiscalisation Scellier notamment, risquent en effet d’être moins confortables à compter du 1er janvier 2011. La réforme des aides et la chasse aux niches fiscales rogneront les avantages fiscaux qui permettent aux investisseurs privés de mettre des logements sur le marché. Et l’outremer pourrait ne pas y échapper.

Limiter le risque
« Quel que soient les motifs d’investissement, le placement idéal est celui qui convient aux besoins de l’acquéreur et dans tous les cas, la connaissance du marché est l’élément prépondérant  » avise un conseiller en gestion de patrimoine. Pour limiter le risque, il s’agit de ne pas se lancer dans des placements aléatoires. L’expert suggère de combiner différents paramètres : bien estimer ses possibilités financières et connaître avec précision les conséquences de son engagement : mensualités, charges, assurances….

Vérifier la demande locative
Qu’il s’agisse d’un bien neuf ou ancien, la localisation est capitale. Elle conditionne une demande importante et des locataires fiables.
De ce point de vue, les villes dynamiques au plan économique, susceptibles d’attirer des emplois et de nouvelles populations, sont à privilégier. Ces considérations doivent amener l’investisseur à se rendre sur place, pour vérifier le marché, les prix pratiqués et les qualités du logement. Son intérêt est, en effet, de s’assurer que le logement sera effectivement loué pour compenser d’abord - et s’il y a lieu - les remboursements d’emprunt, et de s’assurer ensuite de la rentabilité de l’opération.
L’investisseur se doit donc d’être prudent, l’avantage fiscal ne devant pas gommer les autres aspects essentiels de son investissement.

n° 54 du 30/09/2010