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Crédit : les taux
Taux fixes et taux variables
L’envolée des taux du marché donne l’avantage au taux fixe.
Si vous vous lancez dans une première acquisition, l’évaluation de votre capacité financière et de vos charges vous permettra de déterminer la somme que vous pourrez consacrer mensuellement à un crédit. Généralement, la capacité d’endettement ne doit pas dépasser 30, voire 33%. Un emprunt adapté aux ressources permet de faire face aux imprévus, sans s’obliger à toutes les privations. Avec la crise financière, les banques sont, par ailleurs, plus vigilantes sur le profil des emprunteurs. Sachez aussi que plus le prêt est long, plus il coûte cher.
Demandez le TEG
Plus votre apport sera conséquent, plus vous
serez en position de négocier un bon taux, en
mettant en concurrence plusieurs établissements
bancaires.
A vous de faire valoir votre meilleur profil en
soulignant les éléments pouvant rassurer votre
interlocuteur financier : un faible niveau d’endettement
ou des revenus futurs, par exemple.
Quelle que soit la formule, vérifiez le coût réel
du crédit en demandant le taux effectif global
(TEG) qui comprend l’ensemble des coûts
(frais de dossier, assurance décès/invalidité…).
La comparaison des offres doit aussi porter sur
les éléments annexes : montant des pénalités
en cas de remboursement anticipé, par exemple
; frais de dossier.
Nouvelles obligations
Le prêt à taux fixe est le plus pratiqué et le plus
simple. Tout est fixé d’avance : le taux, la durée
du remboursement et le montant des échéances.
Son attrait ne se dément pas avec la survenue
de la crise financière et l’envolée des taux
du marché dont les taux variables, non limités,
ont fait les frais. L’impact de leur augmentation
a généré des difficultés de remboursement
pour de nombreux emprunteurs qui n’ont pas
mesuré le risque.
La loi du 1er janvier 2008 sur le développement
de la concurrence a remodelé les conditions des
offres de prêts révisables à compter du 1er octobre
2008. Elle prévoit que l’offre de prêt dont
le taux d’intérêt est variable, doit être accompagnée
d’un échéancier des amortissements,
d’une notice présentant les conditions et modalités
de variation du taux d’intérêt, et d’un
document d’information contenant, à titre
informatif, une simulation de l’impact d’une
variation de ce taux sur les mensualités, la durée
du prêt et le coût total du crédit.
En outre, une fois par an, le prêteur est tenu
d’informer l’emprunteur du montant du capital
restant à rembourser. Cette obligation, également
entrée en vigueur depuis le 1er octobre
2008, s’applique aux contrats en cours, à
cette date.
A SAVOIR
La renégociation des taux variables en taux
fixe est toujours possible mais le compromis
entre taux fixe et taux variable, sous forme
d’un taux variable capé à la hausse ou à la
baisse ( de 1 à 2 points ) est une pratique à
privilégier.
n° 33 du 31/12/2008
