Par thème
- Achat et vente
- Aménagement Extérieur
- Aménagement Intérieur
- Construction - Assurance
- Défiscalisation - Avantages fiscaux
- Financement - Investissement
- Location
- Réglementation
- Rénovation - Traitements
Dans la même rubrique
- Les effets de la taxe sur les plus-values immobilières
- Réforme 2012 : quels effets sur l’immobilier ?
- Investissement outre-mer
- Revenus fonciers 2010 : que déduire ?
- Défiscalisation : loi outre-mer ou Scellier Dom ?
- Travaux
- Défiscaliser sa résidence principale
- Isolation : la règle dans le neuf
- Photovoltaïque : les producteurs se rebiffent
- Photovoltaïque : zone d’ombre sur la défiscalisation

Réforme en vue des aides à l’accession
La loi de finances 2011 pourrait bien apporter du nouveau dans le dispositif d’aides sociales à l’accession à la propriété. Des pistes sont ouvertes.
Benoist Apparu, le secrétaire d’Etat au Logement, a évoqué, fin mars, « une réforme ambitieuse pour permettre à chaque Français d’accéder à la propriété. » L’accession pour tous est un engagement présidentiel mis à mal par la crise des subprimes de l’été 2007 qui a entraîné un marasme général et la difficulté de se loger pour les foyers modestes, en particulier les classes moyennes inférieures.
Remise à plat du système
Crédits d’impôts sur les intérêts d’emprunt, prêt
à taux zéro (PTZ), Plan d’Epargne Logement
(PEL), aides personnelles au Logement (APL)
ou Pass-Foncier : tout en coûtant cher à l’Etat,
l’arsenal des mesures de soutien ne permet
toujours pas l’accession des plus modestes.
C’est donc tout le système qui devrait être mis
à plat dans le projet de budget 2011 avec, pour
fil conducteur, la mise en place d’outils plus
lisibles et plus efficaces.
Aide directe et unique ?
Première piste : le remplacement des crédits
d’impôts sur les intérêts d’emprunt (loi TEPA
2007) par le versement d’une aide de l’Etat au
moment de l’acquisition, qui pourrait intégrer
un apport personnel et permettrait de déclencher
l’obtention du crédit.
Selon Les Echos, cette aide octroyée en amont
de l’acquisition, sans conditions de ressources,
pourrait se cumuler avec le PTZ distribué sous
conditions de ressources et solvabiliserait la
frange des ménages ayant les plus bas revenus.
Elle pourrait varier en fonction des zones géographiques
pour tenir compte de la fluctuation
des prix de l’immobilier.
UMF : sauvegarder le PTZ
Les professionnels de l’habitat, à l’instar de
l’Union des Maisons Françaises (uniondesmaisonsfrançaises.
org) entendent « garder un oeil
attentif et un rôle actif dans les décisions à venir
en faveur de l’accession sociale ». Si elle soutient
l’initiative d’une aide plus directe, la puissante
fédération des constructeurs appelle à la vigilance
et met en garde notamment contre les mesures
orientées « pouvoir d’achat ».
Selon l’UMF, « cette
aide n’est pas un déclencheur d’acquisition dans
la mesure où elle n’est pas prise en compte par les
banques dans le cadre des décisions de prêts ».
L’occasion pour Christian Louis-Victor, le président
de l’UMF, de se prononcer en faveur du
maintien du prêt 0% créé sous l’impulsion de
sa fédération. « Le PTZ est un très bon instrument
permettant de réemployer l’argent de l’Etat
plus directement et de manière plus juste au profit
des ménages les plus modestes souhaitant devenir
propriétaires de leur résidence principale. »
n° 49 du 22/04/2010