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Réforme 2012 : quels effets sur l’immobilier ?
Les plus-values sur la revente des résidences secondaires et les défiscalisations dans l’immobilier sont visées par le projet de réformes de la fiscalité.
La réduction des déficits passe par une série de nouvelles réformes fiscales. Concernant l’immobilier, 22 niches fiscales seraient concernées, depuis l’investissement dans l’immobilier locatif aux équipements en faveur des énergies renouvelables, en passant par certains investissements outre-mer.
Plus-value : l’exonération passe à 30 ans
Première mesure votée en septembre par le Parlement
: la fiscalité sur la plus-value immobilière.
Passée à la trappe de la loi de finances pour
2011, cette mesure, qui ne concerne pas la résidence
principale, modifie les conditions d’exonération
de taxe sur la plus-value des biens
immobiliers : résidence secondaire, biens locatifs,
terrains constructibles et logements vacants.
Jusqu’alors, la revente d’un bien immobilier
était totalement exonérée au bout de 15 ans de
détention. Le texte prolonge ce délai à 30 ans.
La période de 5 ans après acquisition où aucune
exonération n’est accordée est maintenue.
Ensuite, les abattements par année de détention
sont progressifs : 2% entre la 5ème et la
17ème année, 4% entre 18 ans et 24 ans de
détention, 8% entre 25 et 30 ans. L’exonération
ne serait donc totale qu’au bout de 30 ans.
Au taux de 32,5% (taux d’imposition de 19%
+ 13,5% de prélèvements sociaux), cette taxe
devrait entrer en vigueur pour les actes notariaux
signés à compter du 1er février 2012.
L’investissement locatif chahuté
Un nouveau coup de rabot de 10% est prévu
dans le secteur de l’investissement locatif dont
la mesure phare concerne la loi Scellier. Actuellement,
un investisseur peut réduire de ses
impôts 13% du prix de revient d’un logement
(non BBC –bâtiment basse consommation -)
ou 22% d’un logement BBC, en métropole.
Outre-mer, la réduction est de 36% en Scellier
classique.
Le projet de réforme prévoit un abaissement à
8% en Scellier non BBC, 16% en Scellier BBC
et pourrait tomber sous les 30% outre-mer.
Les experts n’excluent pas, en effet, une réforme
plus profonde du secteur dans le cadre du projet
de loi de finances 2012.
Le bonne nouvelle viendrait des aides à l’accession
puisque le PTZ + destiné aux primo accédants
ne serait pas touché de même que la TVA
à taux réduit pour les travaux d’amélioration et
de rénovation de l’habitat. Mais la prudence reste
de mise sur l’ensemble de ces mesures tant les
annonces se télescopent et tant que les décideurs
n’ont pas définitivement tranché.
n°66 du 29/09/2011