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La récupération des eaux pluviales
Une richesse naturelle
Au-delà du geste citoyen, la récupération des eaux de pluie fournit d’importantes économies.
Face à l’épuisement de l’or bleu, nous devons trouver des solutions alternatives pour économiser l’eau. S’équiper d’une citerne à eau présente un double intérêt : écologique et économique. Nombre d’applications ne requiert pas la qualité de l’eau potable. Il en est ainsi de l’arrosage du jardin, de la voiture, du remplissage de la piscine, d’un bassin ou de l’alimentation des chasses d’eau, utilisations qui représentent plus de 30% des 145 litres de notre consommation quotidienne.
Plusieurs systèmes
Le principe d’un récupérateur est simple : la
pluie tombe sur la toiture, l’eau s’accumule au
niveau de la gouttière au bas de laquelle un
filtre de descente de gouttière est mis en place.
Les eaux collectées se déversent dans la cuve
de stockage, à travers un filtre.
Selon l’usage qu’il veut en faire, l’utilisateur a
le choix entre plusieurs types de cuves de
stockage (enterrées ou non enterrées), de capacité
variable, pouvant atteindre jusqu’à
5000 litres avec un système enterré. Il existe
plusieurs systèmes de pompage : le système de
pompage immergé permet, par exemple, d’arroser
le jardin et d’alimenter un robinet par
ouverture ou fermeture du robinet de puisage ;
le pompage de surface permet une utilisation
plus large et un système compact, permet en
plus d’alimenter les WC.
Les cuves à eau sont également équipées d’une
disposition de ventilation avec grille anti-nuisibles.
Des aides cumulées
Le coût d’un récupérateur des eaux pluviales
pourrait être rédhibitoire si l’investissement
n’était pas doublement aidé, sans conditions
de ressources. L’Etat a mis en place un crédit
d’impôt de 25% sur le prix de la citerne, que
le contribuable soit imposé ou non. Pour sa part,
dans le cadre de la préservation des ressources
naturelles, la Région a bonifié ses aides. Pour
réduire la facture, la collectivité subventionne
à 50% le système de récupération des eaux
pluviales , dans la limite de 2000 euros (citerne
hors sol) et 2500 euros (citerne enterrée) pour
une citerne d’au moins 3000 litres, et de 2500
euros ( citerne hors sol) ou 3000 euros (système
enterré) pour un réservoir égal ou supérieur
à 5000 litres. Ces plafonds sont augmentés
de 20% dans les îles du Sud.
n°37 du 30/04/09