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Impôts locaux
Stabilité des taxes foncière et d’habitation
La fiscalité directe est restée stable en 2009 à l’exception de 8 des 34 communes qui ont majoré ou (plus rarement) minoré leur taux d’imposition.
Avec la taxe professionnelle dont la disparition
est si décriée, la taxe foncière sur le bâti (et le non
bâti) et la taxe d’habitation constituent des ressources
essentielles pour les communes. Ces taxes
contribuent à financer les services publics et les
équipements des collectivités.
Les taux d’imposition sont fixés par les collectivités.
Sur les cinq dernières années, les taux départementaux
et régionaux n’ont pas évolué. Ceux
des 34 communes - dont neuf sont sur le coup
d’un redressement de la Chambre Régionale des
Comptes - sont restés globalement stables entre
2008 et 2009, après une accélération de la pression
fiscale entre 2007 et 2008.
De grands écarts
On note toujours de grands écarts d’une commune
à l’autre. Pour la taxe foncière sur les propriétés
bâties (TFPB), seul Gosier est sous la barre
des 10% (7,27) devant Saint-François (10,63).
Une dizaine de communes affichent des taux entre
14 et 19%. Les barèmes les plus haut pèsent sur
la majorité des communes avec des taux oscillant
entre 20 et plus de… 40%. Dans l’archipel,
la palme revient à Lamentin (44,10) et
Morne-à-L’Eau (43,09).
Pour la taxe d’habitation (TH), Saint-François
(6,25), Petit-Canal (6,50), Gosier (7,20) et Le
Moule (8,94) ont les taux les moins élevés. La
moitié des communes de Guadeloupe et ses
dépendances affiche des barèmes très élevés,
variant entre 15 et plus de 30 % comme Anse-
Bertrand (23,78), Goyave (25,85) ou Terre-de-
Haut (30, 87) pour les plus taxées. A noter la
disparition de la TH à Saint-Martin.
Le taux moyen pour la TH est de 15,64% et celui
de la TFPB est de 25,96%.
Exonérations possibles
Tous les logements d’habitation et leurs dépendances
(y compris les piscines enterrées, sauf les piscines
en matériau composite) sont concernés par
ces taxes. Le propriétaire d’un logement doit s’acquitter
à la fois de la taxe foncière au titre de sa résidence
principale et/ou secondaire ainsi que de la taxe
d’habitation s’il occupe le logement au 1er janvier.
Un locataire doit également payer la taxe d’habitation
établie au 1er janvier de l’année d’imposition.S’ajoute,
quand elle est décidée par la commune,la taxe d’enlèvement
des ordures ménagères qui figure sur l’avis
des impôts fonciers.
Sous certaines conditions de ressources et/ou en fonction
de leur situation, des exonérations totales, partielles,
abattements majorés ou dégrèvement peuvent
être accordés aux contribuables.
A SAVOIR
Un calcul complexe
Le calcul des impôts locaux est basé sur la valeur
locative cadastrale du bien qui diffère d’une
commune à l’autre. Elle correspond à un loyer
annuel théorique que le propriétaire pourrait
tirer du bien s’il était loué. Cette valeur (actualisée)
s’obtient en multipliant la surface par la
valeur du m2 fixée dans la commune, selon la
catégorie du logement (classée de 1 à 8) et ses
caractéristiques (maison ou appartement).Pour
la taxe d’habitation, cette valeur est diminuée
d’abattements obligatoires (pour chef de famille)
et facultatifs (en fonction du revenu).Pour la taxe
foncière, l’abattement forfaitaire est de 50%.
n° 45 du 31/12/2009
