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Fiscalité : les investissements outre-mer plafonés
Exit « les niches » !
Un double plafonnement frappe les investissements outre-mer à compter des revenus de 2009.
Les possibilités de défiscaliser des revenus très élevés sont désormais limitées. Longtemps brandie, la menace est finalement tombée et s’est concrétisée avec la loi de finances 2009 : « les niches fiscales » outre-mer sont soumises, à compter des revenus de 2009, à un plafonnement. Tout comme le régime Malraux.
Certaines opérations
non concernées
Concernant les investissements
outre-mer, un contribuable ne
pourra pas cumuler, en une
même année, plus de 40 000
de réductions d’impôt ou un
montant équivalent à 15% des
revenus de son foyer fiscal. Selon Bercy, cette
mesure ne concernerait que 110 foyers fiscaux.
Le contribuable peut choisir l’une ou l’autre
de ces options en fonction de sa situation personnelle.
Il faut toutefois rappeler que les opérations
antérieures au 31 décembre 2008 ne sont pas
concernées par ce plafond de même que les
acquisitions d’immeubles ayant fait l’objet
d’une déclaration d’ouverture de chantier
antérieure au 1er janvier 2009.
Vache maigre pour
le régime Malraux
Ce dispositif se juxtapose avec le plafonnement
global sur les revenus, également issu de la loi
des finances, au nom de l’équité fiscale : un
contribuable ne pourra plus réduire son impôt
sur le revenu de plus de 25 000 majoré de
10% de ses revenus.
S’il concerne les réductions accordées au titre
des investissements outre-mer , il n’épargne
pas davantage les économies d’impôt que procure
le dispositif Malraux.
Sous ce régime, les opérations de restauration
immobilière qui pouvaient être déduites précédemment
sans limite et généraient du déficit
foncier imputable sur le revenu global,
sont plafonnées à hauteur de 30% des dépenses
engagées ( ou 40% pour les immeubles en
secteur sauvegardé) dans la limite annuelle de
100 000 euros .
n°38 du 28/05/09