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Crédit-relais et exonération de plus-value
Des délais rallongés
Un bol d’oxygène pour les acquéreurs d’un bien immobilier qui ont du mal à revendre leur résidence principale.
Face aux difficultés qu’éprouvent les acquéreurs
avant d’avoir vendu le logement qu’ils
occupent, le gouvernement a décidé d’allonger
à deux ans l’exonération des plus-values.
Après l’indulgence des banques sur ce dossier,
cette disposition, annoncée fin mars par le premier
ministre François Fillon, doit lever l’inquiétude
des propriétaires qui souhaitent
changer de résidence tout en participant à la
relance de l’activité immobilière.
Marché en récession
Financer l’achat d’un nouveau logement avant
de revendre l’ancien est une pratique courante.
Mais elle suppose que la date de vente
et celle de l’achat coïncident, ce qui est rarement
le cas. A fortiori sur un marché de l’immobilier
en récession, comme c’est le cas
actuellement, qui accuse une baisse de
confiance. Selon la Fnaim, le nombre de transactions
immobilières dans l’Hexagone a baissé
de 30% au 1er trimestre 2009 et la fédération
estime la décote des prix de 5 à 10%, selon les
régions, au cours de l’année 2009.
Risque fiscal
Le crédit relais permet de combler les décalages
de trésorerie entre la vente et l’acquisition
et il est destiné à être soldé une fois la vente
réalisée. Il est généralement accordé sur un an
ou deux ans maximum.
Toutefois, ce dispositif de prêt immobilier présente
un risque fiscal en cas de difficulté de
vente du logement. Lorsque le logement n’est
pas vendu dans l’année suivant la mise en
vente de la résidence principale, le propriétaire
peut être contraint de payer un impôt sur la
plus-value.
Déjà début mars, les banques s’étaient engagées
à ne pas infliger de pénalités aux clients
ayant souscrit un prêt-relais en cas de report
d’échéances ou d’allongement de la durée du
prêt.
Bercy a donc pris le relais des banques pour
redonner confiance aux acquéreurs.
n°37 du 30/04/09