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Copropriété : comment dépenser moins ?
Des subventions, aides et prêts permettent d’alléger le coût des gros travaux sur les parties communes de la copropriété.
Ravalement de façade, rénovation de toiture, travaux sur le réseau,
mise aux normes des ascenseurs, travaux d’économie d’énergie
: le financement des travaux des parties communes est la
bête noire des copropriétaires. Même prévisibles, les charges
abyssales que représente ce type de travaux peuvent poser de
réels problèmes financiers aux copropriétaires occupants ou bailleurs
au moment d’honorer leur quote-part.
Des solutions méconnues
Au-delà du fonds de réserve qui permet d’anticiper le financement
de charges importantes – la loi impose au syndic de proposer
à l’assemblée générale des copropriétaires de se prononcer,
une fois tous les trois ans, sur la constitution de ce fonds
spécial - il existe des solutions, aides et prêts, susceptibles d’alléger
cette pression financière. Des possibilités qui ne sont pas
toujours connues des copropriétaires et des syndics et qui pourraient
être présentées à l’assemblée générale en même temps
que les prévisions et le vote des travaux.
Crédit collectif
Certaines charges obligent parfois les copropriétaires à avoir
recours au crédit. Le crédit personnel peut se substituer à un
crédit collectif, un prêt spécial accessible à tous les copropriétaires.
Certains établissements spécialisés proposent des modalités
et des taux d’intérêt à court terme plus intéressants. Pour
ce type de crédit, le syndic doit être mandaté par l’assemblée
générale pour monter le dossier avec la banque. A charge, pour
le représentant des copropriétaires, de trouver l’organisme financier
offrant les meilleures conditions. Une opération sécurisée
pour la copropriété car les copropriétaires emprunteurs ne
sont pas financièrement solidaires.
Aides et subventions
D’autres possibilités sont proposées par l’Etat, la Région, le département
ou la ville.
-TVA à taux réduit. La TVA à 2,10%, applicable jusqu’au 31
décembre 2010, peut concerner, comme pour les locaux d’habitation
achevés depuis plus de deux ans, les travaux réalisés
dans les parties communes d’un immeuble collectif, lorsque
celui-ci compte plus de 50% de locaux à usage d’habitation.
Ces travaux doivent porter sur l’amélioration, la transformation,
l’entretien ou l’aménagement.
-L’Anah ( Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat)
peut subventionner les travaux d’amélioration des immeubles
de plus de 15 ans. Lorsqu’une opération communale est située
dans une Opération programmée d’amélioration de l’habitat
(OPAH), les copropriétaires peuvent envisager des aides (sous
réserve de leurs conditions de ressources). Les aides peuvent
concerner les travaux réalisés dans les parties communes à la
suite d’un arrêté d’insalubrité, péril, mise en sécurité des équipements,
etc. Le cumul de ces aides avec le montant de l’Anah
est possible dans la limite de 80% des dépenses totales.
-Des crédits d’impôt propres aux dépenses de gros équipements
en faveur du développement durable et en faveur de l’accessibilité
des personnes âgées ou handicapées sont également des
pistes à considérer.
n° 45 du 31/12/2009