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Vitalité du bâtiment à Marie-Galante



La construction et le bâtiment constituent un secteur économique primordial pour la dizaine d’entreprises et la centaine d’artisans qui occupent le marché.


Le produit type de la construction à Marie- Galante est une maison individuelle d’une surface moyenne de190 m2 de S.H.O.B, majoritairement dans le secteur diffus, même s’il existe huit lotissements en cours de création et de commercialisation.
Le particulier, propriétaire de son foncier (lot ou parcelle), maître d’ouvrage à son compte, a généralement recours soit à une entreprise générale de bâtiment, soit le plus souvent à des artisans intervenant en corps d’état séparés avec ou sans coordination d’un pilote.

Un secteur économique essentiel
Le marché est partagé entre une dizaine d’entreprises générales de bâtiment, dont quatre émergentes qui détiennent 80 % des parts de marché. Il faut ajouter une centaine d’artisans, en corps d’état séparés. La maîtrise d’oeuvre (conception et suivi des travaux) est répartie entre trois petites structures : un bureau d’études techniques (BET), une société de voiries et réseaux divers (VRD), une entreprise d’aménagement foncier.
Quelques constructeurs de la Guadeloupe continentale proposent également des maisons clés en main dans le cadre d’un contrat de construction de maison individuelle. La construction et le bâtiment constituent, à l’évidence, un secteur économique primordial par le nombre d’emplois induits sur l’île et par l’activité générée des chantiers d’insertion.

50 à 70 maisons individuelles en 2009
Le coût de construction, qui oscille autour de 1 300 euros TTC le m2 de SHOB est supérieur de 20 % à celui de la Guadeloupe du fait de la double insularité, et notamment de l’incidence du coût de l’importation des matériaux de construction (voir notre numéro 49). Le prix de la main d’oeuvre est resté stable.
On peut estimer entre 50 et 70 le nombre de maisons neuves en secteur diffus livrées en 2009, car on ne dispose pas de sources chiffrées suffisamment fiables dans la mesure où les statistiques de déclarations d’achèvement de travaux de la Guadeloupe et ses dépendances sont comptabilisées ensemble.

1135 logements sociaux programmés
Quatre opérations de résorption d’habitat insalubre (RHI) sont engagées sur les trois communes (deux à Grand-Bourg ; une à St Louis et une à Capesterre) et assorties d’une aide financière de l’Etat de plus de 18 millions d’euros et d’un supplément de près d’un million d’euros dans le cadre du plan gouvernemental de relance.
Ces quatre opération doivent produire, en objectifs de fin d’opération, 1135 logements sociaux (LES, LLS et AH).
L’indivision foncière et l’élaboration lente des trois plans locaux d’urbanisme (PLU) pour dégager des zones urbanisables pourraient être considérées comme des facteurs de blocage, face à une demande foncière toujours croissante. En atteste l’augmentation régulière du nombre de dépôts de permis de construire.

Yves Humbert

n° 53 du 26/08/2010