Par thème
- Achat et vente
- Aménagement Extérieur
- Aménagement Intérieur
- Construction - Assurance
- Assurance
- Défiscalisation - Avantages fiscaux
- Financement - Investissement
- Location
- Réglementation
- Rénovation - Traitements
Dans la même rubrique
- Une extension en bois
- Maison « bio » : l’avenir du futur
- Minimiser la consommation électrique
- Plan séisme Antilles : où en est-on ?
- 6 conseils pour bien construire
- Le bois massif séduisant
- Maison verte : confort et plus-value
- Construire : la belle aventure (5)
- Immobilier et construction au pied du mur
- Comment évoluent nos maisons ?

Une maison respectueuse de la nature
L’installation de la citerne à eau de pluie et la réalisation de l’assainissement non collectif doivent répondre à des normes précises.
Pour des raisons de santé publiques, le système de récupération et de stockage des eaux pluviales est encadré par des règles fixées par l’arrêté du 21 août 2008 qui autorise l’utilisation de l’eau de pluie à l’extérieur du bâtiment et limite son usage à l’intérieur, pour alimenter les toilettes. Le respect de ces prescriptions techniques est obligatoire pour bénéficier du crédit d’impôt de 25% et de la subvention de la Région qui est de plus ou moins 50% du dispositif ( matériel et pose).
Système complet
Une installation complète doit être réalisée par
le même professionnel. Elle se compose d’une
crapaudine, installée en amont de la descente
de gouttière, d’un dispositif de filtration par
dégrillage, démontable pour nettoyage, d’une
pompe, immergée ou de surface, ou d’un surpresseur
d’une puissance inférieure à 1Kw,
d’un réservoir d’appoint doté d’une disconnexion
selon la norme EN 1717, d’un étiquetage/
marquage des canalisations de distribution.
Les dispositifs de stockage réhabilités sont
exclus. La cuve (ou les cuves reliées entre
elles) doit être étanche, non translucide, fermée
et recouverte d’un couvercle solide et sécurisé,
comporter un dispositif d’aération muni
d’une grille anti moustiques et équipée d’une
arrivée d’eau noyée. Elle doit être vidangeable,
nettoyable intégralement. Elle doit comprendre
un trop plein, une aération munie
d’un système anti moustiques, des conduites
de liaison entre le système de dérivation et le
stockage et entre le trop-plein et le pied de la
gouttière dérivée, un robinet de soutirage
verrouillable, une plaque apparente et scellée
à demeure au-dessus du robinet de soutirage
portant la mention visible « eau non
potable » et un pictogramme caractéristique
ainsi qu’un exutoire.
Assainissement : l’autonomie encadrée
Les contraintes environnementales concernant
l’assainissement non collectif sont devenues
plus sévères avec la loi sur l’eau de décembre
2006. Les systèmes autonomes, qui équipent
60% de l’habitat individuel sont équipés
d’une fosse septique ou fosse toutes eaux en
Guadeloupe, sont une source de pollution
des sols car ils sont très éloignés des normes
environnementales. Entre autres disfonctionnements,
le traitement des eaux usées au sortir
de la cuve est pointé du doigt. Les puisards
et puits filtrants sont formellement interdits.
Sont préconisés l’épandage souterrain, l’épandage
en sol reconstitué, le lit tertre ou terre filtrant.
Il existe des solutions moins contraignantes
et respectueuses de l’environnement comme
le lit à massif zéolite. Cette filière présente
l’avantage de pouvoir installer un système
compact et préfabriqué de 5m2 à l’arrière d’une
cuve de 5000 litres contre 25 m2 d’encombrement
pour un épandage classique. Les eaux
drainées, rejetées dans le sous-sol, ne présentent
pas de risque écologique.
n° 49 du 22/04/2010