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Un élan vers le bois dans la construction
L’emploi du bois est encouragé par les pouvoirs publics pour valoriser ses atouts environnementaux.
La part du marché du bois en France est estimée à 10% actuellement.
Une situation qui devrait évoluer en faveur de cette ressource
naturelle, compte tenu des objectifs que s’est fixé le gouvernement
pour lutter contre le changement climatique, à travers
la mise en oeuvre du Grenelle de l’Environnement (loi du 3 août
2009).
Mobiliser la ressource
Un plan de mobilisation de la ressource pour développer l’offre
bois est en marche. Il s’agit d’accroître la production et l’utilisation
du bois sur le territoire national. Cette volonté est soutenue
par deux mesures : la suppression du permis de construire pour
les travaux d’isolation thermique, par l’extérieur, des habitations,
(décret du 16 octobre 2009), ainsi que l’augmentation du seuil
minimum d’incorporation du bois dans les constructions neuves
et les extensions à compter du 1er décembre 2011 (décret
du 15 mars 2010).
Selon le site développement-durable.gouv.fr, un programme
d’études est par ailleurs engagé pour améliorer la caractérisation
des performances techniques du matériau (réaction au feu,
acoustique, séismes…)
De nombreux atouts
Le bois retrouve ses vertus dans nos régions, brut ou associé, en
bardage, à une construction béton. On connaît ses vertus : naturellement
isolant, confortable, esthétique, écologique, bien intégré
dans le paysage, adaptable dans toutes les configurations du
sol. Sa légèreté et sa souplesse sont des atouts dans la construction
parasismique et son prix au m2 est plus ou moins équivalent
à celui du parpaing béton, selon les essences utilisées et le
type de construction. De plus, les constructions en bois, généralement
préfabriquées, sont plus rapides à réaliser et les chantiers
génèrent moins de nuisances et de déchets.
Mise en oeuvre rigoureuse
La mise en oeuvre du bois est soumise à des normes et des principes
de précaution plus drastiques aux Antilles, en rapport avec
les aléas climatiques : cyclone et séisme, et en vertu de l’infestation
des sols par les termites qui nécessite des classes d’emploi
spécifiques du bois et une protection du sol.
Les bois utilisés sont d’origine européenne (pin sylvestre et autres
résineux) ou tropicale (angelim, etc.). Les essences européennes,
plus faciles à travailler et moins sujettes aux phénomènes de retraits,
sont, en revanche, sensibles aux attaques biologiques de champignons
et d’insectes et nécessitent des traitements en autoclave,
sous vide et pression. L’évaluation des risques et la nature du traitement
de préservation se déterminent d’après cinq classes d’emploi
définis par la norme NF EN 335-2. Selon leur destination,
les bois de classe 3 et de classe 4 sont généralement employés dans
nos régions. Cependant, toutes les coupes doivent être retraitées.
Les bois provenant des forêts certifiées, sous label FSC ou PEFC,
attestent d’une exploitation durable.
n° 61 du 28/04/2011